Après la critique de Rant, il est à nouveau temps de se pencher sur l’œuvre très « autre » de Monsieur Palahniuk, auteur controversé porté sur la misère, le bizarre et la saponification de la graisse humaine. Après s’être frotté aux combats de rue et aux agents immobiliers, il s’attaque à un autre milieu marginal : le monde de la pornographie. Il nous en offre une vision vomitive et ultra-documentée, en parallèle d’une exploration de l’histoire du cinéma et du star system traditionnels. Le sujet dans une serviette hygiénique : quatre personnages racontent de leur propre point de vue l’attente dans les coulisses du plus gros gang bang, ou hot dog à saucisses multiples, de l’histoire. Et dans le tas, quelqu’un pourrait bien vouloir la mort de l’actrice vedette. Hitchcock n’aurait pas osé, et son nom s’y prêtait pourtant.


