Robert E. Howard au cinéma: des torses huilés et des seins nus

Lorsque le profane est interrogé sur les auteurs fondateurs du genre Fantasy, la réponse la plus courante est évidemment J.R.R Tolkien et son Seigneur des Anneaux. Des années avant la sortie des films (y compris la version animée de Ralph Bakshi en 1978), la trilogie s’était imposée comme un classique de la littérature, et si les masses ne connaissaient pas forcément l’intrigue, le nom leur était familier. Les concepts d’orcs mangeurs d’hommes, de nains caractériels et d’elfes trop bons pour notre pauvre monde s’étaient infiltrés dans la pop culture, armant des hordes de futurs geeks pour la découverte d’un genre qui s’affirma vite comme bien plus que l’enfant bâtard de la science-fiction. Aujourd’hui, après une entreprise pharaonique ayant engendré trois films au succès galactique, même le plus vulgaire béotien connaît la Terre du Milieu comme sa poche, et les principaux protagonistes de l’épopée. Pourtant, il existe encore un personnage plus célèbre qu’Aragorn, fils d’Arathorn; un guerrier dont les origines et le créateur sont souvent oubliés, mais dont le nom évoque des souvenirs de tous les médias existant à ce jour: Conan! Conan le Cimmérien, les cheveux noirs, l’œil maussade, l’épée à la main, un voleur, un pillard, un tueur, aux gigantesques mélancolies et aux gigantesques joies, venu pour fouler de ses sandales les trônes sertis de joyaux de la Terre.

Quelque chose comme ça.

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Where the cool things are:Transmetropolitan

La critique est aisée. Le net nous le prouve sans cesse, la majorité des articles et des sites entiers se dédiant à la démolition du travail d’autrui. Étant moi-même enclin à une agressivité disproportionnée et à la méchanceté la plus crasse, j’ai décidé de concentrer toutes mes énergies positives dans l’écriture d’une série d’articles consacrée à des choses que je trouve honnêtement géniales. Elles ne changeront sans doute pas votre vie, elles ne sont peut être même pas spécialement originales, mais elles ont éclairé ma vie un moment, parfois dans des jours difficiles. Bienvenue en un pays tout rose tout brillant tout beau, où les trucs cools peuvent s’ébattre en liberté. Au menu, une entrée sacrément copieuse.

 

Durant les cinq années ayant suivi ma première lecture d’un album de Transmetropolitan, j’ai écrit plus d’un article au sujet de cette série, sur de multiples supports et parfois dans des langues que je ne comprends qu’à peine. Il s’agit d’un des rares comic books dont je me considère un véritable fan. Évidemment, en bon fanboy décérébré, je cherche à partager ma passion avec un maximum de personnes. Je l’avoue donc d’emblée : je suis totalement subjectif et partial quant il s’agit de Transmetropolitan, et je ne pourrais pas même en produire l’ombre d’une critique objective si ma vie en dépendait. Coup de bol, cette attitude est au cœur de cette œuvre moche, méchante et en manque.

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