Perles méconnues #2: Birdy The Mighty Decode:02

 

 

Joyeux noël! Afin de célébrer comme il se doit la naissance du petit Jésus, une partie de la blogosphère otaku francophone a décidé de vous concocter une surprise. Les blogueurs se sont concertés et il fut décidé que chacun soumettrait 3 à 6 titres d’animes à ses pairs. Puis un vote déterminerait le titre sur lequel nous devrions écrire. Au moment où j’eu vent de ce projet, un manque d’inspiration me contraint à proposer un peu au hasard, Norageki, maria┼holic Alive et Tetsuwan Birdy saison 2. Après délibération, mes  confrères élurent la deuxième saison de Birdy, et c’est pourquoi je vais de ce pas vous présenter cet anime. Diffusé en 2009, cette série est l’adaptation d’un manga de Yuuki Masami à qui l’on doit également la saga Patlabor. Au commandes de ce titre se trouve le studio A-1 Pictures et l’homme qui nous avait gratifié de l’excellentissime Noein, Akane Kazuki. En outre, cette dream team avait déjà produit première saison d’une qualité irréprochable, on était donc en droit de s’attendre à quelque chose du même acabit.


Tetsuwan Birdy The Mighty Decode 02 prend place quelques mois après Roppongi ait été détruit dans le bouquet final de la première saison. On y retrouve encore une fois le duo atypique formé par Senkawa Tsutomu et Birdy Cephon. Le premier est un lycéen en apparence banale, si ce n’est qu’il partage le même corps que la seconde et que cette dernière est une alien policière de l’espace. C’est alors que l’inspectrice de choc se voit confier la mission de traquer des fugitifs s’étant infiltrés sur terre. Si un scénario avec des envahisseurs cosmiques vivant incognito sur notre belle planète bleue n’est pas ce que l’on qualifierait d’original, l’enquête que doit mener Mlle Cephon pour les capturer est très bien ficelée. Il y a en effet beaucoup de connections entre les personnages et les événements. Cette cohésion permet de planter un décor crédible pour le spectateur tout en évitant que les protagonistes arrivent comme des cheveux sur la soupe. On a réellement le sentiment que rien n’a été laissé au hasard et que chaque élément est une pièce d’un puzzle soigneusement préparé. Par exemple le fait que les fugitifs aient été incarcérés à cause de leurs liens avec l’incident du Ryunka de la saison précédente permet de lier les deux séries grâce au passé des nouveaux antagonistes.

Pour autant si la saison 1 tournait beaucoup autour de Tsutomu et de la manière dont les extraterrestre affectaient sa vie quotidienne, la saison 2 quant à elle se focalise davantage sur Birdy et son passé. De plus, dans la première saison le ryunka menaçait l’humanité voir même l’univers, alors que cette fois-ci seule une poignée d’individus se retrouvent réellement en danger. En effet l’intrigue précédente plaçait des enjeux cosmiques tout en se focalisant beaucoup sur la vie scolaire du lycéen, tandis que la saison 2 développe une histoire beaucoup plus personnelle tout en dépeignant un paysage de science fiction. Car au fur et à mesure que l’enquête progresse, des fantômes du passé de Birdy la forcent à une introspection représentée à l’écran par le biais de flashback centrés sur l’enfance de la jeune femme. Nous y découvrons son monde d’origine, un monde exotique et peuplé d’aliens, mais en même temps étrangement proche de celui dans lequel nous vivons. À titre d’illustration, les différentes races qui cohabitent sur cette planète évoquent par leur comportement les diverses communautés peuplant les grandes villes. Paradoxalement Tetsuwan Birdy The Mighty Decode 02 s’éloigne des humains pour parler davantage d’extraterrestres, mais nous narre une histoire à la porté moins stellaire beaucoup plus humaine.

Cette série repose sur la recette connue qui consiste à rassembler deux personnages qui n’ont rien en commun et à les contraindre à combattre le crime. D’un coté il y a Birdy Cephon la femme d’action. En tant qu’officiers de la police fédérale spatiale elle est doté de capacités surhumaines faisant d’elle une personne de destruction massive. En outre même si elle est généralement radieuse, ses colères lui ont valu d’être crainte dans tout le cosmos sous le nom de Berserker Killer Birdy. Cependant, malgré cette force physique phénoménale, la belle se laisse souvent emporter par sa bonne humeur et fait de nombreuses gaffes en publique. Ceci est perceptible notamment lorsque elle travaille en tant qu’idol sous le nom d’Arita Shion. Durant ces moments, malgré une attitude moe et une ingénuité feinte, le tique de langage 「であります」(dé alimassou) trahit ses activités militaires. Ce savant mélange de puissance, de joie de vivre et de maladresse donne tout son charme à Birdy, car même si elle est capable de terrasser les pires psychopathes de la galaxie à mains nues, les bévues qu’elle commet dans la vie quotidienne la présentent sous un jour plus humain. De plus son innocence, son sourire et son allegresse feront craquer même les plus réticents d’entre nous.
De l’autre coté de ce duo se trouve Senkawa Tsutomu le lycéen banal. C’est un humain sans histoires, ni super pouvoirs. C’était à la base le héros auquel le spectateur était censé s’identifier et les histoires d’aliens lui tombaient dessus de telle sorte que dans la saison 1, Tsutomu découvrait tout une nouvelle cosmogonie en même temps que le spectateur . Maintenant que nous sommes habitués à cet univers, nous avons affaire à un Tsutomu quelque peu habitué aux extraterrestres. Désormais, alors que l’histoire se focalise plus sur son équipière de choc et que l’environnement scolaire est en retrait, il devient peu à peu le guide de cette dernière. C’est lui qui désamorce tout les problèmes émotionnels de Mlle Cephon grâce à l’expérience et la maturité qu’il a acquis dans la saison précédente. Ses aventures lui ont permis de passer du statut de pantin fade dans lequel n’importe qui se reconnait à celui de protagoniste avec une personnalité crédible. Toutefois si l’identification au jeune Senkawa se perd, c’est pour mieux comprendre la psychologie des autres personnages. Ceci va de pair avec une intrigue plus axée sur les sentiments et les motivations des protagonistes.
Et au milieu de tout ceci, il y a Arita Shion qui est à Birdy ce que Clark Kent est à superman. Notre héroïne interagit avec les humains par le biais de cet alter-ego. Mlle Shion est une idol dont l’activité principale semble être de se faire photographier dans des costumes toujours plus niais. Si cette personnalité factice ne met pas en valeur l’intelligence de la belle extraterrestre, au travers du métier qu’elle exerce Birdy peut gagner de l’argent, s’intégrer à la société humaine et comprendre notre comportement. Bien que de prime abord en tant que spectateur nous ne comprenons pas pourquoi elle rechigne à effectuer ce qui semble être une sinécure, à un moment Tsutomu se doit d’endosser l’identité factice d’Arita et c’est alors qu’un festival de cocasseries nous présente cette profession sous un autre angle. Enfin il est à noter que cette personnalité factice fut rajoutée dans la série Decode, et est par conséquent absente des OAV et manga. L’introduction de cette identité dénote d’une volonté de toucher un public plus « otaku ». En effet les séquences où Arita Shion entre en scène jouent beaucoup sur les codes de cette sous-culture tels que les fans trop enthousiastes ou les tenues ridicules faisant écho à des fétichismes bizarres. Enfin c’est également l’occasion de grappiller quelques deniers grâce à des produits dérivés « exotiques »…

 

De la même manière que l’interprétation d’un acteur influence la personnalité de son rôle, la performance d’un doubleur impacte elle aussi sur le caractère de son protagoniste. Heureusement, Tetsuwan Birdy aligne un casting assez prestigieux. Ainsi le personnage éponyme est doublé par Chiba Saeko. Cette dernière a incarné de nombreuses jeunes filles telles que le commandant Sakamoto de Strike Witches, Dokuro-chan ou encore Ai Hasebe sur Noein. Cependant en prêtant sa voix a Birdy elle nous montre que son talent ne se limite pas à des tons prépubères, et l’enthousiasme qu’elle insuffle à l’héroïne ajoute beaucoup à l’attrait qu’elle peut exercer. En face, Irino Miyu lui donne la réplique au travers du jeune Senkawa. Ce doubleur est habitué aux jeunes premiers et on a pu l’entendre par le biais de Sena dans Eyeshield 21, Xiao Lang dans Tsubasa Chronicle ou Haku dans Le voyage de Chihiro. Contrairement à sa collègue sa prestation ne change pas de ce qu’il nous livre habituellement mais ceci ne retire rien à la qualité du travail qu’il effectue sur Tsutomu.
Mais si le duo principal est assuré par des doubleurs connus, il faut cependant souligner que les seconds couteaux sont doublés par des monstres sacrés. La voix qui saute le plus au yeux est bien évidemment celle de Monsieur Wakamoto Norio. Pour les deux du fond qui ne connaîtraient pas, cet homme est le Christopher Lee du dessin animé japonais. Il est à la fois Cell de Dragon Ball Z, Vicious de Cowboy Bebop et Oda Nobunaga de Sengoku Basara. Il a été tout les méchants et les mentors les plus charismatiques de la japanime. Il joue ici Skelets, l’instructeur viril de Birdy, et chacune de ses répliques transpire le charisme. L’autre éminente personnalité se nomme Noto Mamiko. Elle a interprète des personnages posés dégageant une force tranquille tels que Ichi dans Sengoku Basara, Yakumo dans School Rumble ou dans un autre registre Tomoe dans Queen’s Blade. Son timbre de voix doux et calme colle parfaitement à Violin qui est la « mère » de Birdy.
En outre, si nos oreilles sont déjà bien gâtées par cette équipe de rêve, il est à noter que le générique sort plutôt de la masse. Ce morceau de pop chanté par NIRGILIS. C’est une voix féminine mais pas criarde ce qui est particulièrement rare chez les mangeuses de sushi. Les sonorités electro collent bien avec la science fiction de la série et le rythme est entrainant sans être hyper rapide pour autant.

Sur le plan de la réalisation Mr Akane nous livre quelque chose de très efficace. Outre une photographie de qualité et une mise en scène classique mais efficace. De petites trouvailles sur le plan visuel viennent améliorer la lisibilité de certaines scènes. Il y a par exemple des bulles dans lesquelles Tsutomu apparait lorsqu’il discute avec son symbiote, ou encore certains effets liés à la représentation graphique du temps. Si d’un point de vue académique certains râleront à cause de techniques dites « éculées » telles que le champs-contrechamps ou encore le flashback, mais plutôt que de bouder son plaisir hypocritement, il conviendrait de souligner à quel point tout ceci fonctionne parfaitement ici. Qui plus est, la narration est exemplaire en particulier grâce aux nombreux cliffhangers qui concluent régulièrement les épisodes sur une note de suspense.


Si cette série nous captivera avec son intrigue particulièrement bien fignolée et ses personnages aussi charismatiques qu’intéressants, il est à regretter qu’elle n’ait pu connaitre le succès qu’elle mérite. Tout porte à croire que Mr Akane Kazuki a réalisé cette deuxième saison pour la simple « beauté du geste« . Alors que la saison 1 avait déjà rencontré un succès mitigé, renchérir était un pari risqué. En jouant la carte du succès critique, le réalisateur a au moins permit à cette série d’entrer dans le panthéon des animes de la décennie précédente. Il reste maintenant à nous fans de parler de cette série pour que l’on s’en souvienne encore dans les décennies à venir!

 

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16 Responses

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  • [...] un avis positif quoiqu’en demies-teintes sur Seto no Hanayome – jonas qui aime à juste titre Birdy Decode et je vous invite à regarder cette série, surtout la deuxième, elle poutre tout ! – Kabu qui [...]

  • http://objection.mrdictionary.net/go.php?n=5452924

    Je te déclare seiyuufag, pour le meilleur et pour le pire !

    Voila voila, sinon, bon article comme d’habitude, ça change de la vision de ce que je m’en faisais en ne ciblant que le « mot interdit ».

  • Bah je ne suis pas vraiment un seiyuu fag, mais j’avoue que c’est un aspect de cet animes dont on ne parle pas assez à mon avis.

  • Sympathique article pour un des meilleurs animes qui m’ait été donné de voir.

    Je comprend ton éventuel envie de ne pas spoiler l’histoire, mais il ne faut pas oublier de parler du charisme monstre des antagonistes de la série.
    Je ne sais pas franchement pourquoi, mais ces antagonistes me font beaucoup penser à ceux que l’on peut voir dans les MGS. Des gens d’origines différentes, avec des buts et des idéaux qui diffèrent, mais qui se retrouvent ensemble, presque un mauvais concours de circonstance.

    Et aussi, l’aspect très sombre, sans être pour autant racoleur, dont cette série fait preuve. Il a un peu de « gore », mais ça ne sombre jamais dans le ridicule et nous pousse un peu plus dans le désespoir des protagonistes. Un désespoir que partage Birdy coupé entre son passé, le devoir, voir l’humanité… son humanité.
    Comme tu le soulignes bien, cette saison 2 est focalisée sur le passé de Birdy.
    Un passé qui est distillé tout au long de la série, du premier au dernier épisode de manière intelligente, pas lourde -type shonen-, et que ce révèle être la clef de tout.
    Sinon je préfère préciser, ce n’est pas une série forced-drama et plein de mauvais sentiments à la Okada, ça ne vire jamais à l’emo et reste mesuré tout le long de la série.

    Je pourrais parler aussi de l’autre personnage de la série, mais bon, là ça serait aller trop loin. Néanmoins il fait parti d’un des personnage les plus ambiguë et passionnant que j’ai pu voir. Pas compliqué parce que tordu, tout ses acte sont « compréhensible ». Mais ambiguë parce que on ne sais pas si on doit l’approuver ou non, le soutenir, le détester. Presque à l’image des antagonistes.
    En somme, la S2 détruit la barrière du manichéisme de façon rarement vu dans l’animation japonaise.

    Senkawa (Jonas en parle mieux que moi) le double de Birdy, bien qu’il soit presque devenu visiblement un rôle secondaire dans la S2, il a moins d’importance, mais gagne pourtant bien plus en maturité, en intérêt.
    Il désamorce des situations malgré sa condition de faible humain non pas avec des superpouvoirdelavolonté, mais avec une clairvoyance du à sa position de troisième personne et une certaine expérience. Dans la S1, il était un lycéen typique d’animation jap, limite boulet (sans pour autant être mauvais) que Birdy sermonnera souvent. Dans la S2, il est presque devenu la sagesse.

    Enfin, j’avance un peu les choses, mais je verrai presque cette anime dans un hymne au pardon et contre tout type de châtiment.

    Et petit désaccord avec Jonas sur Shion, j’ai l’impression qu’il en parle comme si c’était un faire-valoir moe/fan-service. Je trouve juste que c’est un élément mi-comique pour souligner l’absurdité de certains cotés des idols (faut avouer qu’elle fait franchement cruche et que la série s’en moque). Mais j’ai du mal à voir cela comme du fan-service pur tant que c’est caricaturale et que ça tranche franchement avec la série. (et en plus quoique plus contrastant que « idol » avec la garçonne Birdy)
    En parlant de fan-service. Cela m’a presque choqué quant on sais que c’est une série japonaise, mais c’est l’absence quasi-total sur les deux saisons de fan-service et de situations « perverses » quant au fait que Senkawa soit dans le corps de Birdy et vice-versa. Ce genre de situation donnerait lieu à des centaines de doujins, de séries echii ou H. Mais non, c’est la pureté absolu là. J’en suis toujours impressionné.

    Birdy S1 était déjà une bonne série, mais la S2 la dépasse complètement et fait parti pour moi de ces animes « joyaux méconnus » qui méritent leurs place au panthéon de l’animation japonaise.
    Une place non pas par hype « c’est inconnu => c’est forcement bien », mais parce qu’il a toute les qualités pour y être et saura amplement contenter une très grande frange d’otake sans partis pris.

    Et merci pour les précisions sur les doubleurs. (bien que l’on ait tous bien reconnu Norio Wakamoto).

    Ps : et cet opening <3
    J'étais déjà un fanboy de NIRGILIS, mais là <3.

  • Bon, déjà quelques précisons/corrections :
    -AKANE Kazuki (je met le nom de famille en majuscules pour que ce soit clair) est un homme. Il y a même une photo de lui sur le lien ANN que tu fournis, ce qui tend a me faire croire que tu ne l’as même pas regardé. Rukawa l’avait d’ailleurs interviewé il y a deux ans pour Mata : http://bit.ly/aMcSNq
    -Le pitch de base de Birdy, dans toutes ses incarnations, c’est « Ultraman avec un bonasse à la place de l’Extra-terrestre géant en latex ». Du coup j’ai du mal à voir Arita Shion comme un élément censé appâter les otakus vu que l’œuvre en elle même est otaku jusqu’à la moelle. Dans l’itw plus haute Akane explique comment le personnage a été créé (respect éternel à Izubuchi)
    -La série n’a pas été réalisée « pour le geste », il y a tout juste 3 mois entre la fin de DECODE et le début de DECODE:02, en prenant en compte les délais de production on peut être sur que les producteurs et les sponsors n’ont pas eu le temps de voir les résultats de la 1ere série avant de donner le feu vert pour la seconde. Il est très probable que ces 3 mois aient été là pour permettre à l’équipe de respirer et de gagner un peu de temps, ce qui n’est pas étonnant vu la grande qualité de la réalisation et de l’animation.
    -Mio Sakamoto a le rang de 少佐 et donc de commandant, pas de major. Attention aux faux ami qu’est le grade de major entre les armées anglo-saxonne et françaises.

    J’ai adoré Bridy DECODE, mais à mes yeux la série a le même problème que les OVA de Kawajiri : se terminer sur une non fin. Gomez et Christella Levy, alors qu’ils sont la vraie cible de Birdy, ne font que de la figuration et l’histoire principale n’est en rien résolue. J’ai eu un peu l’impression de voir une espèce de gaiden en fait, surtout avec la 2eme série. Le 2eme manga de Yûki corrige ça, mais Pika l’a oublié dan ses cartons >___<

  • Tout d’abord je tiens à remercier Retarded_Fly et Tetho pour ces précisions.
    Ensuite j’aimerai répondre à Tetho:
    _J’avais regardé ANN, mais je m’étais focalisé sur les infos et pas trop sur la photo. Je confesse en effet que je ne suis pas plus intéressé que ça par le minois du staff en général.
    _Pour Arita Shion, je pense qu’elle permet un autre public d’otaku. Pas ceux qui s’intéressent à Yuuki Masami ou à Wakamoto Norio mais les autres. Ceux qui trouven que les cruches blobesques sont moe et qui dorment avec des dakimakura.
    _Le soin apporté à la technique, le scénario élaboré et le public visé par le fan-service me font penser que cette série n’a jamais été envisagée comme un gros carton mais plus comme une sucrerie pour otaku.
    _merci pour le major, je n’ai pas ta connaissance des grades militaires.

    ps: j’édite pour corriger mes erreurs factuelles

    • On parle d’A1 Pictures, donc du studio de Sony, ces types là ne produisent pas d’animes sans penser qu’ils retomberont sur leurs pattes financièrement. Même en prenant en compte des projets comme Anime no Chikara. Birdy DECODE était probablement pas attendu comme un gros carton comme Shaft peut en produire, mais je pense pas que ça été produit en sachant pertinemment que ça allait se planter comme un Panty & Stocking.
      L’occasion qui a déclenchée la mise en production de Birdy DECODE était probablement le fait que le manga se terminait et que sa suite débutait. Je sais pas si les ventes du manga ont significativement augmentées en conséquent par contre.

  • C’est n’est certes pas aussi « gratuit » que certains court-métrages expérimentaux peuvent l’être. Pourtant au vu de la prise des parti pris plutôt risqué de ce titre, il est difficile de croire qu’ils aient espéré retomber sur le pattes avec cette série.
    Et puis niveau jeu vidéo, Sony c’est aussi Ico et Shadow of the Colossus. Des titres qui si ils floppent commercialement, apportent un gros plus à l’image de la boite grâce au succès critique. De la même manière que Birdy :p(même si je suis pleinement conscient que Sony Computer Entertainment et A1 Pictures n’ont RIEN à voir du tout).

  • [...] Kanno Yûgo. Si ce nom ne vous dit rien, sachez qu’il a notamment travaillé sur la série Tetsuwan Birdy. Sur Psycho Pass, il a composé des musiques de rock tout en y incorporant quelques éléments [...]

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