Les tribulations d’une cosplayeuse, chapitre un

Je suis tranquillement en train de débattre avec un stormtrooper du fait que Padmé n’aurait pas du mourir dans l’Épisode III, quand Iron Man me tapote l’épaule. « Excuse-moi, t’aurais du chatterton ? J’ai le casque qui commence à tomber. »  « Bien sûr, demande au mec qui est peint en bleu avec une perruque afro. »

Isabelle Jeudy et Damien Ratte, champion du monde de cosplay en 2007

 

Un vestiaire cosplay, c’est un peu la cour des miracles en plus coloré. On crie, on jauge le voisin, on mange des madeleines et après on essaye désespérément de passer les portes avec ses ailes de deux mètres. Mais avant d’en arriver à ce moment critique, celui où on se rend compte qu’on ne peut plus aller aux toilettes une fois qu’on a enfilé sa crinoline, il faut passer par une ou deux étapes obligés.

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Survivre parmi les geeks #1: Le retcon est le Mal

Avec la popularisation du terme « geek », qui est devenu aussi passe-partout et vide de sens que celui de « hipster », une certaine image de cette catégorie de personnes s’est formée dans les médias : celle d’une communauté un peu étrange, éloignée de la réalité, et difficilement accessible au citoyen lambda. Et à mesure que la culture généralement considérée comme « geek » s’est démocratisé, notamment avec l’explosion des jeux vidéos comme loisir de masse, ou le succès des adaptations de comic books au cinéma, certains ont cherché à faire le grand saut, à aller au contact de ces marginaux du nouveau millénaire. Les pertes furent massives.

En effet, les geeks ne sont pas une grande famille heureuse. Ils ne constituent pas une nation parallèle, se développant dans l’ombre de la société. Ils forment un nombre quasi-infini de factions hostiles les unes aux autres. Ils sont en guerre.

Le monde des fanboys et fangirls est un monde de haine, de rejet de l’étranger, et de dogmes inaltérables. Pour qui voudrait malgré cela tenter l’aventure de s’introduire parmi eux, il convient de se préparer soigneusement, d’étudier leurs codes culturels propres, et leur langage ; ceux qui négligeraient cette formation pourraient aisément violer un tabou à leur insu, et se retrouver suicidés dans une poubelle, la gorge remplie de D20, ou le crâne fracassé à coups de graphic novel. Read the rest of this entry »

le cas Trine 2

 

Malgré quelques râleurs luttant contre la dématérialisation du jeu vidéo, il reste indéniable que ce phénomène a permit depuis quelques années l’émergence de titres aux budgets plus réduits. Sur un plan médiatique, les productions modestes sont maintenant un peu moins écrasées par les blockbusters que l’on appelle jeux AAA. Mais si le fait d’avoir de la visibilité est un plus indéniable, ce n’est pour autant pas suffisant pour s’imposer dans une industrie vidéo-ludique où la concurrence est des plus rudes. Certains tentent donc de se démarquer avec des gameplay novateurs et addictifs. D’autres misent sur une direction artistique originale afin de proposer de « nouvelles expériences ». Enfin il existe quelques génies qui allient une esthétique travaillée à une jouabilité élaborée. C’est notamment le cas des finlandais de Frozenbyte à qui nous devons Trine 2. Ce jeu de plateforme sorti en 2011 combine en effet une ambiance enchanteresse à une gestion de la physique permettant les énigmes les plus tordues.

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Nuuul! Street Fighter vs The Legend of Chun-Li

L’adaptation de jeux vidéos au cinéma nous a apporté plus que son lot de déceptions aux amateurs des deux médias. Du point de vue du nanardeur éclairé, en revanche, elle constitue une mine, et comporte même quelques millésimes particulièrement savoureux. En effet, si les adaptations produites dans les années 2000 sont, pour la plupart, de bons gros navets, celles de la première vague, durant la glorieuse décennie 1990, nous ont offert un niveau de folie, de stupidité débridée et de cabotinage rarement atteint. Souvent fauchées suite à l’achat des droits, ces œuvres devaient de plus travailler à partir d’un matériau pauvre, l’ère des jeux scénarisés et mis en scène de manière cinématographique n’en étant qu’à ces balbutiements; les scenarii des jeux les plus populaires se réduisaient à des perles du type… enfin, je vous renvoie à l’image ci-contre. Devant ces obstacles, les script rivalisaient alors d’audace dans l’interprétation, et nous ont livré des machins proprement ahurissants, comme Super Mario Bros., un film de science-fiction incluant des bottes à propulseurs, des dinosaures et des rayons désévoluants.

L’une des licences les plus convoitées, à l’époque où les têtes blondes passaient leurs après-midi à se démolir par Super Nes interposées ou à insérer leur argent de poche dans des bornes d’arcade, était bien sûr celle du mythique Street Fighter II, l’Alpha et l’Oméga du jeu de baston en un contre un. Il a de ce fait connu deux adaptations live-action, à quinze ans d’écart l’une de l’autre, et parfaitement représentatives de ce genre à part entière du non-cinéma, ainsi que de leurs époques. La confrontation ces deux métrages est d’autant plus pertinente qu’elle invite à l’exploration de la si mince frontière entre la lumière et les ténèbres, entre la foi et le fanatisme, entre le nanard et le navet.  Dans le coin rouge, sorti en 1994, mettant en vedette sa majesté Jean-Claude Van Damme et le très grand acteur porto-ricain Raul Julia, Street Fighter! Dans le coin bleu, sorti en 2009, affichant Kristin Kreuk et l’habitué des adaptations de jeux de combat Robin Shou,  Street Fighter: The Legend of Chun-Li!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Amusons nous avec KOFXIII

 

The King of Fighters 13 est assurément le meilleur jeu de baston 2d sorti depuis belle lurette. Tout l’internet semble être unanime sur le gameplay bien solide que nous propose ce treizième opus. C’est pourquoi, il me semble qu’une énième éloge dithyrambique sur le titre serait redondante. De plus, si il y a matière à gloser sur le système de combo et les possibilités colossales qu’il nous propose, je suis persuadé qu’en dehors d’une frange de passionnés, la plupart des lecteurs qui seraient amenés à lire cette colonne ne s’intéressent pas aux tenants et aux aboutissants d’un combo à base de HD cancel. Heureusement ce jeu propose quelque chose qui parlera à tout les otaku du monde entier: le cosplay. Non, je ne fais pas référence aux bimbos qui se déguiseraient en Mai Shiranui. Il est ici question de déguiser les personnages du jeu grâce au système de personnalisation des couleurs. Il faut dire que les premiers à avoir ouvert le feu sur ce terrain furent les développeurs du jeu. D’un coté ils ont fait une myriade de couleurs alternative faisant explicitement référence à des protagonistes plus ou moins connus, et de l’autre ils ont fait le buzz en diffusant cette image sur le net:

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Le manga c’est quoi ?

Dans le cadre de mes cours, j’ai du rendre un compte-rendu sur le manga. A la demande de Jonas, je le publie ici.

edit de jonas: pour lire ma version du truc c’est => ICI <= que ça se passe

Voilà bien longtemps que la mode du « cool japan » perdure, malgré tous ses détracteurs. Les conventions de fans sont de plus en plus nombreuses, la J-pop (la pop musique japonaise) s’importe de plus en plus, sans oublier la mode qui influence la jeunesse bercée par la pop culture japonaise. Mais où a donc commencé cette vague nippone qui s’est imposée au fil du temps comme une valeur sûre du marché français ? Avec le manga bien sûr.

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compte rendu de conférence sur le manga de Mr Junichirô Suwa #1

Note: ce document est à l’origine un travail demandé par ma professeur d’art suite à la visite d’un intervenant. Il fallait faire un résumé de la conférence, puis traiter d’un thème en rapport avec les manga. Par flemme Ayant jugé que ce texte était pertinent avec ce blog, je vous le soumets dans cette colonne.

POUR ÉCOUTER LA CONFÉRENCE C’EST => ICI <= QUE ÇA SE PASSE.
POUR LIRE LA VERSION DE NYOTA C’EST => ICI <= QUE ÇA SE PASSE

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Les dix commandements d’un manga « bankable »

 

Après avoir libéré les otakus de l’esclavage de Dorothée en démocratisant le manga, les éditeurs ont entreprit la longue ascension du Mont Sinaï des « japoniaiseries ». Et comme Moïse, ils sont revenus avec dix commandements inébranlables pour être sûr à tous les coups que leur publications seraient dans les meilleures ventes. Après des fouilles archéologiques de plusieurs années et beaucoup de guerre de religion, je vais vous confier ce terrible secret, avant que Dan Brown décide d’en faire un livre et de divulguer lui aussi cette terrible conspiration. Read the rest of this entry »

Rant: An Oral Biography of Buster Casey

Chuck Palahniuk a accompli ce que tous les écrivains débutants rêvent d’accomplir: il a écrit un livre culte, balayé la concurrence et rallié à lui une horde de lecteurs fanatiques. D’un coup d’un seul, il a su s’imposer comme l’un des jeunes auteurs phares de la littérature américaine. Une bénédiction pour ceux qui apprécient son travail, un signe de décadence intellectuelle pour ceux qui le méprisent. Ce livre était le brûlot Fight Club, que l’adaptation au cinéma par David Fincher acheva de faire entrer dans la culture populaire. Ayant lu et adoré le livre avant même d’avoir vu le film, ce qui ne cessait de surprendre ceux qui me connaissaient et me le recommandaient, je me jetai sur ce Rant dès que je le vis en librairie. Si j’étais bien préparé au mauvais goût assumé et à la bizarrerie ambiante, la fascination pour les marginaux et les freaks étant l’une des marques de fabrique de Palahniuk, j’étais néanmoins pris de court par la forme choisie. Comme l’indique son intitulé original, Peste de son titre français est une biographie orale, un genre tellement tombé en désuétude que l’auteur juge utile d’inclure une page d’explication. Le livre se compose d’interviews et de témoignages, mis bout-à-bout dans un style documentaire, cherchant à retracer une histoire, ici celle d’un individu aussi atypique que charismatique: Buster Landru « Rant » Casey.

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Perles méconnues #4: Souten Kouro

 

Mon goût pour les animes historiques me pousse parfois à regarder des séries qui semblent n’intéresser que moi. Il faut dire que leur austérité apparente couplée à des promotions plus que discrètes les condamnent à un quasi-anonymat. Heureusement il m’arrive parfois de tomber sur des chefs d’œuvres. Lorsque ceci se produit on a tout d’abord un peu l’impression d’être un archéologue débusquant une relique tombée dans l’oubli. Puis on se sent submergé par la passion et l’on souhaite partager cette trouvaille avec le reste de l’humanité. Vous vous en doutez, c’est cette même PASSION qui me pousse à écrire cette éloge de Souten Kouro. Cette série de 2009 fut produite par le fameux studio Madhouse. Au commande de ce projet, on trouve un Tsuneo Tominaga qui avait déjà réalisé plusieurs animes sur les voitures. Cette fois-ci il s’éloigne de l’asphalte pour nous raconter la biographie de Cao Cao, le célèbre seigneur de guerre des Trois Royaumes.

 

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