Le soft power et le cool japan

J’ai récemment dû faire un exposé sur l’influence du soft power  japonais en France. C’était un travail en binôme qui fût réalisé avec un autre membre de cette blogosphère: l’ami Ryûrei.  En cette période de crise, le recyclage est à l’ordre du jour et c’est pourquoi ce texte échoue sur ce blog. À la base cette colonne était destinée à être lue en japonais à une classe d’étudiant ce qui explique que le style n’est pas très travaillé.

 

Tout d’abord, il convient d’expliquer le sens de l’expression « soft power ». Selon la théorie de Joseph Nye qui est un expert en politique internationale, les pays ont deux moyens pour agir sur le plan international. Le plus évident consiste à exercer leur influence grâce à leur armée et leur économie. Cette « force  dure » est appelée hard power. Par exemple, lorsque Napoléon a envahi l’Europe, étant donné qu’il a utilisé l’armée, c’était du hard power.
À l’opposée de ceci, il est possible d’exercer son influence par le biais de la diplomatie et de la culture. Cette « force douce » est appelée soft power. Par exemple, durant la guerre froide, les méchants des films hollywoodiens étaient systématiquement russes. Les spectateurs des films recevait donc l’influence de la culture américaine, c’est pourquoi c’était du soft power.
Jadis, les pays n’utilisaient que le hard power. D’ailleurs, encore maintenant de nombreux pays n’utilisent pratiquement pas le soft power.  Cependant l’article 9 de la constitution japonaise stipule 3 choses: « le renoncement à la guerre », « l’interdiction à la possession d’une puissance militaire » et « la désapprobation du droit de belligérance ». C’est pourquoi pour le Japon actuel il est impossible de faire la guerre. C’est ainsi que depuis l’après-guerre son hard power ayant été drastiquement réduit, le japon se voit contraint à user du soft power.

Le « cool japan » est un élément primordial du soft power. Ceci signifie en anglais « japon cool ». Cette politique a été instaurée pour promouvoir la culture japonaise sur le plan international. Concrètement le « cool japan » peut prendre de multiples formes. La j-pop, les manga et les gadgets électroniques en font partie en tant que pop-culture tandis que l’ukiyô-e ou encore les sushi en font également partie en tant que culture traditionnelle.
Ainsi, étant donné que grâce à la globalisation, le « cool japan » peut s’exporter partout, le soft power se voit prendre beaucoup d’importance. Dans les années 80, alors qu’il s’enrichissait considérablement en exportant des voitures et des appareils électroniques à bas prix, le Japon n’ayant pas de politique relative à son image était perçu comme un « pays émergeant » par l’occident. À contrario, désormais grâce au « cool japan » l’image du japon s’est beaucoup améliorée. En effet le Japon est désormais perçu comme « un pays développé ». Par exemple, de nombreuses entreprises ont eu recours à des personnages mignons pour assurer leur publicité. C’est ainsi que Hello Kitty de Sanrio est devenue ambassadrice pour l’UNICEF. Par ailleurs, comme je l’ai mentionné précédemment, le Japon possède une puissance militaire très limitée. Par conséquent la recherche relative aux nouvelles technologie servent davantage à améliorer la vie quotidienne plutôt qu’à accroître la force militaire. Le plus célèbre exemple étant les washlet. Ces toilettes automatiques capables de chauffer leur ou encore de jouer de la musique s’avèrent très pratiques.

 


Bien entendu, même si les choses mignonnes, les manga et les marchandises japonaises sont très populaire à travers le monde, le « cool japan » ne se limite pas qu’à ceci. Récemment le gouvernement japonais a beaucoup investi dans le « cool japan ». Par exemple, suite au désastre du Tôhoku de l’an dernier, afin que les touristes étrangers ne boudent pas le Japon, le ministère du tourisme a recruté 10 000 voyageurs. Si vous étiez choisi, vos frais de voyages étaient pris en charge toutefois, une fois rentré dans votre pays d’origine vous deviez publier sur internet un compte rendu de votre voyage. Enfin le Japon s’est servi du « cool japan » pour les relations internationales. Concrètement, l’ancien président de la République française Jacques Chirac adorait le sumô, était incollable sur la culture japonaise et est devenu ami avec certains premiers ministres japonais. C’est ainsi que durant le mandat de Jacques Chirac, les relations diplomatiques entre la France et le Japon furent plus aisées.

Si d’éventuels visiteurs japonisants ou japonais passeraient par là, voici la version originale au cas où:

皆さんこんにちは

今日のテーマはフランスがもらった日本からのソフト.パワーの影響です。
まず、ソフト.パワーという言葉の意味を説明したいと思います。米国の国際政治学者のジョセフ.ナイの理論に寄り、国家は国際に影響を与える方法が2つあります。一番当然なのは軍事や経済を左右する事です。その中にある「強い力」は、即ち、ハード.パワーと言うことです。 例えばナポレオンはユーロッパを侵略した時、軍隊を利用したのでハード.パワーでした。
一方に、国交や文化に影響することもできます。その中にいわゆる「柔らかい力」はソフト.パワーと言うことです。 例えば冷戦の頃ハリウッドに作られた映画の悪い登場人物はいつもロシヤ人でした。映画を見る人達は米国の文化から影響をもらったのでソフト.パワーと言うことでした。
昔、国はハード.パワーのみを使用していました。それに今にも、いくつかの国はソフト.パワーをあまり使いません。しかし日本国憲法第9条に即し、「戦争の放棄」や「戦力の不保持」や「交戦権の否認」という3つの箇条がありますので、現在の日本にとり、戦争することも不可能になります。それで戦後からハード.パワーが激減され、ソフト.パワーをよく利用しなければなりません。

次にソフト.パワーと関係が多数ある「クールジャパン」を紹介したいと思います。
「クールジャパン」は重要な日本ソフト.パワーの部分です。それは英語の「カッコいい日本」です。この政策は日本の文化を国際的に昇進するために決定されました。
具体的に「クールジャパン」は様々な姿があります。ポップカルチャーに属する、
jpop、漫画、電気機器、その三つのものは「クールジャパン」です。一方で、伝統文化の浮き世絵及びお寿司も「クールジャパン」です。
こうしてグローバリゼーションのおかげで「クールジャパン」はどちらでも輸出できますからソフト.パワーの重視はますます上昇しています。
80年代の頃日本は安い車や電機器を輸出し、資本をよく積んだのにイメージに関する政策はなかったので西洋に「新興国」だと思われました。
逆に現在には「クールジャパン」のおかげで日本のイメージはよく改ました。それで西洋に「先進国」だと思われます。例えば多数な会社は広告するように可愛いキャラクターを作っていました。それでサンリオのハローキティはユニセフ親善大使になりました。

また先程言った通りに日本は戦力があまりありません。なぜなら技術の発達は戦力を強くするの代わりに生活を楽するためにあります。一番有名な実例はウォシュレットです。その自動トイレは席を暖めるし、音楽が出きるし、よく役に立ちます。

もちろん可愛い物や漫画や日本製品は世界中人気があっても「クールジャパン」はそれだけではありません。最近日本政治は「クールジャパン」によく投資しました。例えば去年の東日本大震災後に海外の旅行者が日本を敬遠しないように観光庁は1万人の一般観光客を募集していまた。選ばれれば旅費は無料になりますが帰国する時インタネットで観光のレポートを情報発信しなければなりません。
最後に日本は「クールジャパン」で国際関係に利用しました。具体的に前の仏国の大統領のジャックシラクは相撲に興味が多数あるし、日本文化に大変詳しいし、それに日本の際大臣と友人になりました。こうしてジャックシラクの任期の頃仏国と日本の国交関係は楽でした。

sources:
http://www.yomiuri.co.jp/atmoney/news/20111009-OYT1T00814.htm

http://www.cairn.info/revue-critique-internationale-2008-1-page-37.htm

http://japon.aujourdhuilemonde.com/le-japon-reste-numero-1-mondial-en-matiere-d%E2%80%99innovation

http://japon.aujourdhuilemonde.com/un-autre-visage-de-jacques-chirac-lami-erudit-du-japon

 

10 Responses

  • Je suis pas expert en la chose, mais le Japon vu comme un pays émergeant fabriquant des produits électronique de basse qualité, voir copié sur des modèle occidentaux c’est plus les années 60, non ? Dans les 80 on était en pleine bulle japonaise, je Japon rachetait le monde entier et exportait du matos électronique de première qualité.

    >l’an dernier, afin que les touristes étrangers ne boudent pas le Japon,
    >le ministère du tourisme a recruté 10 000 voyageurs.
    Ça été annulé :
    http://www.japon-voyage.com/le-japon-annule-son-offre-des-10-000-billets-gratuits-suite-a-des-difficultes-de-financement/

  • Autant pour moi pour les voyageurs, j’ai pourtant cîté ma source « yomiuri shinbun ».

    « En 1997, dans un livre fameux sur l’économie politique de la globalisation des médias, Edward Herman et Robert McChesney assuraient que le Japon avait l’argent et la technologie, mais aucune influence culturelle dans le monde : « [Le Japon] fournit des capitaux et un marché au système médiatique global, mais guère plus » [6] [6] Edward Herman, Robert McChesney, The Global Media :…
    suite.  »

    Edward Herman, Robert McChesney, The Global Media : The New Missionaries of Corporate Capitalism, Londres, Cassell, 1997, p. 104.Retour

    Tiré du 2ème lien.

  • Ouais enfin ça c’est pas vraiment la définition d’un pays émergeant. Un pays émergeant c’est un pays avec un PIB faible mais une forte croissance, pas un pays riche sans influence.

  • Justement, le Japon était déjà un pays industrialisé mais n’était pas forcément perçu en tant que tel à cause d’un manque de travail sur son image. C’était une époque où par exemple AB prod achetait pleins d’animés à bas prix car c’était considéré (à tord) comme des sous produits.

  • C’est dommage, je trouve que le propos manque d’éléments.
    On retrouve évidemment les lieux communs. Mais il faut également stipuler que la consitution japonaise à été rédigée en partie sous couvert américain qui avait intérêt à ne plus permettre au Japon de prendre les armes.
    En outre, le soft power c’est bien d’autres choses. Le Japon n’a pas mis tout en oeuvre dans le cadre du soft power. Pour un pays qui est un pays industrialisé, il ne s’est pas donné suffisamment les moyens d’agrandir réellement sa zone d’influence.
    J’en prends pour exemple le Qatar… Nain politique au demeurant par rapport au Japon, ne fût-ce que de réputation… Ils se sont simplement payé le PSG ! Pourquoi ? Parce que le sport permet de posséder un poids diplomatique de nos jours. Et pour avoir un poids sur la scène mondiale, le Qatar a joué la carte du sport.
    Il est dommage que le Japon, bien qu’ouvert au monde, reste un univers somme toute fermé de cette manière.
    Oh, vous me direz, et les goth lolitas en France ? Les fans de RPG ? Ce sont des produits qui ont certes donné une certaine notoriété au Japon, mais localement… Qu’en est-il de son extension d’influence au nivau international ?

  • Je dois dire aussi que, parlant de géopolitique, ton propos reste relativement ethnocentré sur la France. Il faudrait accorder une plus grande place à la sphère mondiale pour réellement observer le phénomène de soft power.
    Si je dois aller dans ce sens, je me vois dans l’obligation de déclarer que la Corée a surpassé très largement le Japon au niveau du soft power, mais encore une fois, je risque à mon tour l’ethnocentrisme car je ne puis constater le phénomène que localement dans notre pays. ^^

  • Et par pitié, épargne-nous le sempiternel AB Prod XD

    Le Japon n’avait jamais eu l’intention de transformer ses dessins animés en produits commerciaux internationaux !!! Tu confonds l’opportunité qu’à vu AB prod dans cette situation et la démarche réelle des japonais. Règle du marché : plus un produit est rare plus il est cher… Certes, seulement s’il est demandé !

  • Certaines de ces critiques sont intrinsèquement liées au format d’origine de ce texte.
    Tout d’abord cette brièveté provient de la durée de mon exposé, à savoir 30 minutes. Si tu tiens compte du fait que ce travail était réalisé en binôme et que par conséquent nous avons opéré par dichotomie avec Ryûrei, il ne me restait que 15minutes. Dans ce quart d’heure, il y avait le texte en japonais ainsi que sa traduction en français. Au final, je n’avais que 7 minutes 30. Dans ce laps de temps, il fallait aller à l’essentiel tout en étant suffisamment clair pour ne pas larguer mon audience en cours de route. À partir de là, j’ai jugé préférable de ne pas trop approfondir et de rester sur des lieux communs qui parleront à tout le monde.

    Tu me parles d’ethnocentrisme, mais il faut savoir que l’intitulé de l’exposé était « l’influence du soft power japonais en France ». À partir de là, le point de vue d’un français était plus ou moins requis pour éviter le hors sujet. De plus la partie que Ryûrei a écrite ( http://quartierduweird.free.fr/blog/?p=1525 ) traitait beaucoup plus de la France. C’est donc dans un soucis d’homogénéité que j’ai remanié ma partie pour que la transition s’opère plus en douceur. C’est d’ailleurs pour ça qu’on fini sur Jacques Chirac.

    Justement Tengu Sennin, si un produit ne coûte rien c’est avant tout parce que personne n’en veut. Les chaînes de télé n’avaient aucune estime pour l’animation japonaise qu’elles achetaient quasiment au kilo. C’est bien la preuve que « l’image de marque » du Japon sur le plan culturel dans les 80′s n’était pas aussi radieuse que maintenant. J’ai cité AB Prod parce que c’était à ma connaissance surtout eux qui importaient de l’animation japonaise chez nous, c’est tout.

    • Nous sommes d’accord (je connais bien la configuration de tes cours XD). Après, ce que je trouve dommage, c’est que l’exposé dans une classe de japonisants, qui connaissent déjà pour la plupart ce genre de phénomènes, n’aille pas un tout petit peu plus loin.
      En ce qui concerne les dessins animés, les années 80 ont été florissantes au niveau du D.A. français. Simplement, les séries n’étaient pas forcément ce que tous les enfants attendaient. Le principe d’avoir pu acheter ces animes aussi bon marché vient des deux paramètres que je t’ai soumis ^^ A savoir :
      1 / l’absence de demande
      2 / les japonais n’avaient pas créé ces dessins animés pour les vendre nécessairement à l’international. (d’ailleurs, ils ont été victimes de leur succès).

      Soit dit en passant, les japonais étaient déjà connus pour leurs films d’animation de qualité à l’époque (le Roi Léo entre autres).

      ;)

  • Je crois qu’on débat sur un point alors que nous sommes tout les deux d’accord en fait.

    À vrai dire je pense qu’il n’y avait pas de demande parce que ces productions n’étaient pas pensées pour aller à l’international. Ton point 2 est en partie une cause du point 1.
    Or si les japonais n’étaient pas encore dans optique d’export massif de leur animation, n’est-ce pas révélateur de l’absence de politique internationale relative à son image sur le plan culturel ?
    Bien entendu ce n’est qu’un point parmi tant d’autre, et le Japon s’ouvrait déjà un peu vers le reste du monde avec par exemple les jeux olympiques de 1964, mais comparativement à maintenant c’est à mon avis peanuts.

    Enfin, si des titres s’exportaient déjà à l’époque, je pense que le GROS boom international de la japanimation aura été Akira.

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