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	<title>kakutou.tatakae.eu</title>
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	<description>un blog de plus sur la culture geek</description>
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		<title>brave 10 la nouvelle sensation de Sakimakura</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 11:37:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jonas</dc:creator>
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		<category><![CDATA[2012]]></category>
		<category><![CDATA[anime]]></category>
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		<category><![CDATA[Sayama Kiyoko]]></category>
		<category><![CDATA[studio Sakimakura]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis toujours, la vie des hommes est régie par les saisons. À chaque nouveau trimestre, nos ancêtres se préoccupaient de savoir si la récolte de fruits et légumes avait été bonne. De nos jours, c&#8217;est la production de séries et de dôjin qui occupe l&#8217;esprit des otaku. Alors que ce cycle se répète inlassablement, les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/Brave-10-03-Vostfr.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1213" title="admirez cette gallerie de personnages" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/Brave-10-03-Vostfr.jpg" alt="" width="591" height="332" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis toujours, la vie des hommes est régie par les saisons. À chaque nouveau trimestre, nos ancêtres se préoccupaient de savoir si la récolte de fruits et légumes avait été bonne. De nos jours, c&#8217;est <a href="http://chartfag.wordpress.com/" target="_blank">la production de séries</a> et de dôjin qui occupe l&#8217;esprit des otaku. Alors que ce cycle se répète inlassablement, les moissons d&#8217;animes se suivent et se ressemblent, au point que certains pourraient parler d&#8217;un manque de prise de risque. Mais si cette industrie ne se remet pas en cause, c&#8217;est évidemment parce qu&#8217;elle répond à une demande. Si régulièrement des animes sur les samurai sont diffusés, c&#8217;est parce que les combats le sabre au clair restent indémodables, et c&#8217;est pour le plus grand plaisir des fans qu&#8217;années après années sont produits des titres historiques. Durant l&#8217;hiver 2012 ce créneau fut occupé par une adaptation d&#8217;un manga de <a href="http://www.animenewsnetwork.com/encyclopedia/people.php?id=70390" target="_blank">Shimotsuki Kairi</a>. En effet, <a href="http://www.animenewsnetwork.com/encyclopedia/anime.php?id=13223" target="_blank">Brave10</a> se voit transposé en anime par le tout nouveau <a href="http://www.animenewsnetwork.com/encyclopedia/company.php?id=10390" target="_blank">studio Sakimakura</a>. À la réalisation on retrouve <a href="http://www.animenewsnetwork.com/encyclopedia/people.php?id=4662" target="_blank">Sayama Kiyoko</a> qui avait notamment déjà œuvré sur Ima Soko Ni Iru Boku. Avec un début de carrière prometteur comme le sien, on était en droit d&#8217;attendre quelque chose de plutôt réussi. Maintenant que la diffusion est finie il convient de voir si nos espérances furent comblées.<br />
<span id="more-1157"></span></p>
<p>Brave 10 se déroule dans le Japon féodal et plus exactement durant l&#8217;ère <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Azuchi%E2%80%93Momoyama_period" target="_blank">Azuchi-Momoyama</a>. Nous y suivons les aventures d&#8217;un ninja ténébreux prénommé Saizô. Par un concours de circonstances ce shinobi se retrouve à protéger une jouvencelle répondant au doux nom d&#8217;<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Izanami" target="_blank">Isanami</a>. Cette dernière est une prêtresse possédant un bijou mystérieux qui lui vaut d&#8217;être la cible de tous les mégalomanes du pays. En outre, ce quotidien déjà mouvementé se voit ponctuer par les missions que le seigneur Sanada Yukimura confie à notre héros. Ce suzerain aux desseins énigmatiques charge en effet ses vassaux de parcourir le pays pour recruter dix individus exceptionnels.<br />
Ces deux axes scénaristiques se croisent pour notre plus grand bonheur durant la série. La quête des dix braves permet l&#8217;introduction de personnages tous plus charismatiques les uns que les autres, tandis que la protection d&#8217;Isanami sert de prétexte pour voir tout ce beau monde en action dans de nombreuses scènes de batailles. De plus, au fil des révélations, ces deux pistes vont bien évidemment se rapprocher pour ne faire qu&#8217;une durant le final.</p>
<p><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/vlcsnap-2012-04-21-14h59m22s134.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1216" title="une action garantie sans homo-érotisme" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/vlcsnap-2012-04-21-14h59m22s134.jpg" alt="" width="549" height="309" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Malheureusement, si ces pistes scénaristiques sont passionnantes, leur narration n&#8217;a pas la possibilité de s&#8217;étendre suffisamment dessus. La faute en incombe à un nombre d&#8217;épisodes trop réduit. Avec seulement 12&#215;20 minutes, comment étayer les profils d&#8217;une quinzaine de personnages d&#8217;un coté tout en développant une intrigue de l&#8217;autre ? Face à ce dilemme, il a fallu faire des concessions. Ainsi, si tout les protagonistes possèdent un chara-design au petits oignons, la plupart d&#8217;entre eux n&#8217;apparaissent pas assez longtemps à l&#8217;écran pour que l&#8217;on s&#8217;y attache. On se retrouve donc avec un schéma classique: un couple phare qui avance selon un fil conducteur en recevant l&#8217;aide d&#8217;une galerie de seconds couteaux plutôt attachants.<br />
Saizô est la première moitié de ce binôme. À première vue, il donne l&#8217;impression que tous les éléments avec l&#8217;étiquette &laquo;&nbsp;cool&nbsp;&raquo; de <a href="http://www.culture-materielle.com/crbst_12.html" target="_blank">la base de données &laquo;&nbsp;japanimation&nbsp;&raquo;</a> ont été rassemblés en un  seul  personnage. C&#8217;est donc un ninja bishônen adolescent ténébreux habillé de noir qui se bat avec un katana. Cette phrase vous a semblé indigeste？ C&#8217;est tout simplement parce que cet amalgame de codes vestimentaires ne peut être décrit avec des mots! Heureusement le bonhomme est plus intéressant sur le plan psychologique. Car si le Saizô du premier épisode est égoïste et désabusé, au fur et à mesure de sa quête des dix braves, notre héros va progressivement s&#8217;ouvrir aux autres et apprendre à travailler en équipe.<br />
L&#8217;autre pendant de ce tandem est incarné par Isanami. Pour le coup, son apparence est assez originale pour une miko.  De telle sorte que l&#8217;on évite les sempiternels pantalon rouge et veste blanche. D&#8217;ailleurs, on avait pas vu de prêtresse aussi sexy depuis<a href="http://moe.animecharactersdatabase.com/images/2038/Tomoe.png" target="_blank"> Queen&#8217;s Blade</a>! En outre, la jeune fille évolue également. Au début, Isanami n&#8217;est qu&#8217;une demoiselle en détresse comme les autres. Elle pleure et crie quand elle est en danger, et tombe éperdument amoureuse de son sauveur dès le premier regard. Cependant, les multiples aventures que son joyau lui fait subir l&#8217;endurcissent petit à petit. Si bien qu&#8217;elle s&#8217;émancipe progressivement de ce rôle stéréotypé pour devenir un personnage beaucoup moins passif.<br />
Il est probable que tout ceci vous évoque le taoïsme. Sachez que ce n&#8217;est pas anodin. Brave 10 est une série imprégnée de cette philosophie. Isanami est à l&#8217;image du Yin: passive, féminine, faible. De plus sa magie a pour origine les ténèbres. Saizô, quant à lui, est à l&#8217;image du Yang: agressif et fort. En outre il utilise une magie à base de lumière. Seul le code vestimentaire de ce duo ne s&#8217;intègre pas à ce schéma presque parfait. Si l&#8217;un est bien vêtu de noir alors que l&#8217;autre porte du blanc, leurs couleurs sont ici inversées. Vous conviendrez toutefois qu&#8217;il aurait été étrange de voir un ninja habillé en blanc et une miko avec une tenue noire. Plus concrètement, outre l&#8217;extrapolation sur la caractérisation de ce tandem, le taijitu, ☯, apparaît à de nombreuses reprises dans le scénario de Brave 10.</p>
<p><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/vlcsnap-2012-04-23-12h45m48s253.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1215" title="ce n'est pas ce que vous croyez " src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/vlcsnap-2012-04-23-12h45m48s253.jpg" alt="" width="489" height="263" /></a><br />
En ce qui concerne l&#8217;animation et la mise en scène, elle est plutôt constante, on sent quand même que le studio Sakimakura n&#8217;est pas encore une grosse structure. Ainsi si l&#8217;animation est plutôt bonne, il arrive parfois qu&#8217;il y ait des plans fixes. Globalement, ceci se produit davantage vers la fin de la série, signe d&#8217;un délai quelque peu pressant pour le staff. Heureusement, durant ces passages Sayama Kiyoko masque habilement l&#8217;immobilisme grâce à des mouvements de caméra, ou des rebondissement scénaristiques de telle sorte, qu&#8217;au final l&#8217;attention du spectateur ne se focalise pas sur la technique. De plus, il faut reconnaître que malgré ces légers faux pas, les éléments les plus importants bougent et les scènes d&#8217;actions jouissent d&#8217;une animation plutôt fluide et constante durant ces moments.<br />
Par ailleurs les visuels de la série ont été très soignés. Si la beauté des décors est mise en valeur par une photographie classique mais efficace, il n&#8217;en demeure pas moins que les personnages restent l&#8217;atout majeur de cette série. Ils dénotent un chara-design soigné. Il est clair que l&#8217;on a essayé de séduire les fangirls avec un casting principalement masculin. Evidemment, il s&#8217;agit de bishônen, c&#8217;est à dire de garçons plutôt élégants, aux traits fins et à la pilosité inexistante comme les adolescentes en raffolent. Cependant, alors que habituellement ce genre de playboys  se contentent de prendre la pose, dans Brave 10, les beaux mâles n&#8217;hésitent pas à mouiller leurs chemises et à aller combattre.  Ces pugilats sont l&#8217;occasion pour eux d&#8217;utiliser leurs super-pouvoirs. En effet, chacun des 10 braves se voit doté d&#8217;un pouvoir lié à un élément différent. Ceci ajoute de la variété aux combats, faisant de Brave 10 une bonne série d&#8217;action.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/vlcsnap-2012-05-11-00h12m01s176.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1214" title="l'animation de cette scène est cool" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/vlcsnap-2012-05-11-00h12m01s176.jpg" alt="" width="531" height="299" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Brave 10 n&#8217;est probablement pas une série immanquable de ce début 2012, mais ce n&#8217;est pas pour autant une mauvaise production. C&#8217;est un petit titre sympathique qui divertira ses spectateurs. Techniquement la série se révèle globalement à la hauteur et on ne peut qu&#8217;espérer que le studio Sakimakura continue sur sa lancée. En outre, le manga de Shimotsuki Kairi n&#8217;est pas terminé et il serait appréciable que la suite soit également adaptée en animé, afin de développer certains points du scénario à l&#8217;avenir.</p>
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		<title>SEXE ! Maintenant que j’ai votre attention : Snuff, de Chuck Palahniuk</title>
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		<pubDate>Wed, 09 May 2012 11:37:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Axis</dc:creator>
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		<description><![CDATA[  Après la critique de Rant, il est à nouveau temps de se pencher sur l’œuvre très « autre » de Monsieur Palahniuk, auteur controversé porté sur la misère, le bizarre et la saponification de la graisse humaine. Après s’être frotté aux combats de rue et aux agents immobiliers, il s’attaque à un autre milieu marginal : le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong></strong>  Après la critique de <a title="Rant: An Oral Biography of Buster Casey" href="http://kakutou.tatakae.eu/rant-an-oral-biography-of-buster-casey" target="_blank"><em>Rant</em></a>, il est à nouveau temps de se pencher sur l’œuvre très « autre » de Monsieur Palahniuk, auteur controversé porté sur la misère, le bizarre et la saponification de la graisse humaine. Après s’être frotté aux combats de rue et aux agents immobiliers, il s’attaque à un autre milieu marginal : le monde de la pornographie. Il nous en offre une vision vomitive et ultra-documentée, en parallèle d’une exploration de l’histoire du cinéma et du star system traditionnels. Le sujet dans une serviette hygiénique : quatre personnages racontent de leur propre point de vue l’attente dans les coulisses du plus gros <em>gang bang</em>, ou hot dog à saucisses multiples, de l’histoire. Et dans le tas, quelqu’un pourrait bien vouloir la mort de l’actrice vedette. Hitchcock n’aurait pas osé, et son nom s’y prêtait pourtant.</p>
<div id="attachment_1180" class="wp-caption aligncenter" style="width: 339px"><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/Snuff.jpg"><img class="size-full wp-image-1180" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/Snuff.jpg" alt="" width="329" height="500" /></a><p class="wp-caption-text">Comme dirait Mai Lan: &quot;Prêts pour la tournante.&quot;</p></div>
<p style="text-align: justify"><span id="more-1177"></span></p>
<p style="text-align: justify">Donc, nous avons quatre narrateurs et personnages principaux, auxquels s’ajoute la diva du boulard sur le retour Cassie Wright, une légende vieillissante qui semble décidée à aller au bout du projet insensé de limer 600 gaillards d’affilée afin de lever une énorme quantité d’argent. La raison de ce besoin est l’un des ressorts de l’intrigue, et est liée à l’un des narrateurs : M. 72, car sur les quatre, trois sont d’abord désignés par leur numéro dans la salle d’attente.</p>
<p style="text-align: justify">72 se tient presque à poil devant un misérable buffet de hors-d’œuvre et de préservatifs, dans le but de rencontrer celle pour qui il a conçu une obsession depuis le jour où il a découvert les films X, une femme dont il est convaincu qu’elle est sa mère. Il est là pour lui offrir un bouquet de fleurs défraîchies par les heures de latence, et pour la sauver de l’horreur de sa vie.</p>
<div id="attachment_1191" class="wp-caption aligncenter" style="width: 260px"><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/justin-bieber-restera-puceau-jusqu-au-mariage_59504_w250.jpg"><img class="size-full wp-image-1191" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/justin-bieber-restera-puceau-jusqu-au-mariage_59504_w250.jpg" alt="" width="250" height="282" /></a><p class="wp-caption-text">&quot;Maman... J&#039;ai vu tous tes films.&quot;</p></div>
<p style="text-align: justify">M. 137, lui, est une célébrité de la télévision, connu pour le rôle d’un viril détective dans une série à succès. Cette illusion d’accomplissement est en train de lui filer entre les doigts, après qu’un scandale ait révélé qu’il était en fait aussi  gay qu’un poisson arc-en-ciel. Lui et son agent espèrent contrer  en donnant lieu à un nouveau scandale, à savoir sa présence sur le tournage du plus gros porno hétéro de l’histoire du monde libre. Il se gave de pilules pour essayer de s’exciter dans cette atmosphère malsaine.</p>
<div id="attachment_1193" class="wp-caption aligncenter" style="width: 366px"><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/Tom-Cruise.jpg"><img class=" wp-image-1193" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/Tom-Cruise.jpg" alt="" width="356" height="428" /></a><p class="wp-caption-text">&quot;Sinon, un mariage, ça marche aussi.&quot;</p></div>
<p style="text-align: justify">M. 600 est un beau connard. Il est raciste et homophobe, sacrément misogyne, et gagne sa vie depuis des décennies à coups d’éjaculations faciales. Il est une légende de l’industrie, l’homme dont le pénis moulé en vibromasseurs s’est plus vendu que les livres d’<em>Harry Potter</em>; il est aussi une épave, qui réalise confusément à travers sa stupidité et son nombrilisme que sa jeunesse est derrière lui, et que plus personne n&#8217;a vraiment envie de le voir s&#8217;envoyer en l&#8217;air. Il compte être le dernier homme de la pièce à passer, et garde dans un pendentif à son cou un cachet que lui aurait demandé Cassie Wright.</p>
<div id="attachment_1199" class="wp-caption aligncenter" style="width: 298px"><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/ron_jeremy.jpg"><img class="size-full wp-image-1199" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/ron_jeremy.jpg" alt="" width="288" height="323" /></a><p class="wp-caption-text">Il y a des gens qui paient pour voir des films où ce type-là apparaît tout nu. Méditez là-dessus.</p></div>
<p style="text-align: justify">Dernier narrateur, Sheila est la directrice de casting et l’instigatrice du projet. Féministe totalement hardcore, elle désigne tous les hommes par des qualificatifs fort inhabituels synonymes de <em>branleurs</em>. Elle a permis à Wright de cumuler de multiples assurances sur la vie, et en sait apparemment beaucoup sur les rumeurs concernant l’enfant abandonné de la star.</p>
<div id="attachment_1197" class="wp-caption aligncenter" style="width: 383px"><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/feminist.jpg"><img class="size-full wp-image-1197" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/feminist.jpg" alt="" width="373" height="261" /></a><p class="wp-caption-text">Pour un monde où menacer les petits garçons de la leur couper serait considérer comme une méthode valide d&#039;éducation.</p></div>
<p style="text-align: justify">Tout cela s’annonce bien. Cassie Wright, avant d’être un personnage, est un mécanisme narratif, la force de gravitation liant tous les autres tordus. Sheila est celle qui a été la plus proche d’elle, et ce sont ses chapitres qui laissent entrevoir les motivations sous le voile du mystère.</p>
<p style="text-align: justify">Sorti en 2008, juste après <em>Rant</em>, ce roman s’inspire très librement d’un fait réel, mais ne s’appuie pas pour autant sur l’argument publicitaire fumiste « basé sur une histoire vraie » ; l’événement en question est en effet cité directement dans le récit, et présenté de manière non-fictive. Ce fait, c’est la performance record de l’actrice X Annabel Chong en 1995, immortalisée sur pellicule et vendue sous le nom de <em>The World’s Biggest Gang Bang</em>. Et vous l’apprendrez, ô lecteurs non-pornophiles, vous l’apprendrez, parmi la masse prodigieuse de chiffres, statistiques, détails et anecdotes sur les dessous du « divertissement pour adultes » que vous fera digérer ce bouquin. Lire <em>Snuff</em>, pour peu qu’on ait un peu de mémoire, c’est subir un cours intensif sur le porno, sur ses célébrités et ses grandes dates. La seule quantité d’informations brutes incluses dans le récit pourrait aisément suffire à soutenir une thèse de Master, si tant est qu’on ait l’esprit taquin quant au choix du sujet. Ms. Chong, dans une démarche néo-féministe de réappropriation de la sexualité, enchaîna 251 actes sexuels avec 70 hommes différents, sur une période de dix heures, dans un décor singeant la Rome antique, en hommage à Messaline, impératrice à la réputation de grosse gourmande.</p>
<div id="attachment_1195" class="wp-caption aligncenter" style="width: 399px"><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/internet-is-for-porn.jpg"><img class=" wp-image-1195" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/internet-is-for-porn.jpg" alt="" width="389" height="496" /></a><p class="wp-caption-text">Et un chapitre entier vous explique à quel point!</p></div>
<p style="text-align: justify">Après le succès commercial et publicitaire de la vidéo, les tentatives d’établissement de records de cochonneries enchaînées se multiplièrent comme des lapins sur du Viagra. Toujours plus, plus longtemps, et ce quels que soient les risques. Là aussi, vous allez en apprendre beaucoup sur les dangers du sexe en réunion ; non content de vous écœurer de la pornographie en vous en dévoilant les coulisses, ce qui n’est pas forcément un mal, Palahniuk n’épargne rien des horreurs que peut engendrer la copulation envisagée comme une performance sportive. L’embolie cérébrale provoquée par une bulle d’air forcée à travers les parois vaginales est ainsi détaillé et analysée, et filera des névroses à pas mal de lecteurs. Brrr.</p>
<div id="attachment_1186" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/the_day_of_sport_fucking_biker_shirt__24633_zoom.jpg"><img class="size-full wp-image-1186" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/the_day_of_sport_fucking_biker_shirt__24633_zoom.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Ce livre est peut-être le meilleur pamphlet pour l&#039;abstinence jamais écrit.</p></div>
<p style="text-align: justify">L’intérêt de ce travail de recherche et d’exposition sur un sujet que la plupart des gens fuiraient comme la peste réside surtout dans la mise en parallèle qu’il permet avec le glamour de Hollywood. Les personnages connaisseurs de l’industrie du sexe sont également des puits de science dans le domaine des secrets des plus grandes stars, et nous lancent régulièrement des anecdotes atroces : comment Tallulah Blankhead buvait des coquilles d’œufs broyées pour se faire une voix rauque, comment Lon Chaney perdit la vision d’un œil à cause d’une astuce de maquillage sur le tournage du <em>Fantôme de l’Opéra</em>. Et les suicides. Le nombre ahurissant de suicides de personnes ayant fait rêver le commun des mortels avant d’être relégués au rang de <em>has-been</em>. Destruction des icônes, souillure de la beauté, miroirs et fumée pour tromper les spectateurs, le quatrième mur cache une réalité dégueulasse, dans le traditionnel comme dans le porno. Plus amusant, la comparaison est appuyée par les innombrables titres des films fictifs tournés par Cassie Wright ; ils correspondent tous à des jeux de mots lamentables, qui font référence à la culture classique et respectable. Mes préférés restent <em>Catch Her in the Eye</em>, <em>The Wizard of Ass</em>, <em>The Importance of Balling Ernest</em> et <em>One Flew over the Cuckoo’s Nuts.</em></p>
<div id="attachment_1184" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/tumblr_lqdzd0caGv1qb6t6wo1_400.jpg"><img class="size-full wp-image-1184" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/tumblr_lqdzd0caGv1qb6t6wo1_400.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Pour conclure la série, un horrible jeu de mots accompagné de la photo d&#039;une belle chatte.</p></div>
<p style="text-align: justify"><em> </em>Palahniuk prouve encore une fois son talent pour créer des personnages hors-normes, et écrire les marginaux. Il retrace leurs parcours à travers des flashbacks sur plusieurs années, un exercice d’autant plus difficile à maîtriser au vu de la concision du livre, moins de 200 pages en poche. Comme dans <em>Rant</em>, plusieurs éléments sentent d’ailleurs le vécu de l’auteur : l’enfance détruite par les valeurs morales rigides de ses parents pour M. 72, la souffrance engendrée par une vie dans le placard et les interrogations sur son identité de 137. Au passage, l’écrivain de <em>Fight Club </em>explore ce qui est à la fois une interrogation psychologique et un trope tendant au cliché dans la représentation de l’homosexualité dans la fiction. Sous balises spoiler.<fieldset class="spoiler">
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				Mais si vous tenez vraiment à connaître des détails de la fin...
			</legend>
			<div id="Maissivoustenezvraimentàconnaîtredesdétailsdelafin...blqgaqmsry"> Lorsqu’il part pour la grande ville, 137 avoue à son père ses préférences, et celui-ci cherche désespérément à le convaincre qu’elles sont une illusion. Il va jusqu’à lui dire qu’elles sont le fruit du traumatisme engendré par un viol dans sa petite enfance. Un viol commis par nul autre que son père. On ne saura jamais si c’était vrai, et 137 non plus, mais le doute est là. Sachant que, comme Chong dans la vraie vie, Wright est jetée dans le monde du porno par un viol, cette réflexion n&#8217;est pas si déplacée.
			</div>
		</fieldset></p>
<div id="attachment_1198" class="wp-caption aligncenter" style="width: 404px"><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/Herogasm01covRobertson1.jpg"><img class=" wp-image-1198" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/Herogasm01covRobertson1.jpg" alt="" width="394" height="588" /></a><p class="wp-caption-text">Personnellement, la fascination de notre société pour les partouzes perturbe tous mes processus digestifs.</p></div>
<p style="text-align: justify">Pour conclure, <em>Snuff</em> est un petit livre remarquablement balancé, souvent fin. Il cède à la tentation du dégueu par moments, ce qui peut être distrayant (la fin). Il est par contre un très bel exemple de concision millimétrée, et parvient à traiter de manière satisfaisante les multiples récits croisés qui auraient noyé la plupart des écrivains. Quant à savoir si l’on veut vraiment devenir instantanément l’autorité <em>es porno</em> des soirées Trivial Pursuit, c’est un choix.</p>
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		<title>Survivre parmi les geeks #3: Y&#8217;a des Mary Sue partout c&#8217;est fou!</title>
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		<pubDate>Sat, 05 May 2012 22:42:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Axis</dc:creator>
				<category><![CDATA[général]]></category>

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		<description><![CDATA[Puceaux du médium vidéoludique et cosplayeuses des jours fériés, le chapitre du jour diffère quelque peu des précédents. En effet, il ne comportera que peu d’exemples, le concept exposé étant lui-même controversé ; il cherchera plutôt à analyser celui-ci, qui a été militarisé dans les disputes entre geeks.  Aujourd’hui, la Némésis de l’écrivain débutant : la Mary [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">Puceaux du médium vidéoludique et cosplayeuses des jours fériés, le chapitre du jour diffère quelque peu des précédents. En effet, il ne comportera que peu d’exemples, le concept exposé étant lui-même controversé ; il cherchera plutôt à analyser celui-ci, qui a été militarisé dans les disputes entre geeks.  Aujourd’hui, la Némésis de l’écrivain débutant : la Mary Sue.</p>
<div id="attachment_1166" class="wp-caption aligncenter" style="width: 560px"><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/la-mélancolie-de-haruhi-suzumiya_2363063-L1.jpeg"><img class="size-full wp-image-1166" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/la-mélancolie-de-haruhi-suzumiya_2363063-L1.jpeg" alt="" width="550" height="339" /></a><p class="wp-caption-text">Ceci n&#039;est pas une Mary Sue. Ceci est une créatrice de Mary Sue, que l&#039;on a dotée du pouvoir de traiter la réalité comme ses fan fics.</p></div>
<p style="text-align: justify"><span id="more-1132"></span></p>
<p style="text-align: justify">En substance, une Mary Sue est un personnage dont la perfection ou le niveau irréaliste de compétence empêche toute identification ou même suspension d’incrédulité. Le terme fut inventé en 1973, par Paula Smith, dans sa fan fiction <em>A Trekkie’s Tale</em>, située, croyez le ou non, dans l’univers de Star Trek. Il servait de nom au personnage principal du récit, une nouvelle lieutenante de quinze ans et demi. En 309 mots exactement, le lieutenant Mary Sue s’emparait des cœurs du capitaine Kirk, de M. Spock, du Dr McCoy et de Scott. Elle se retrouvait commandante de l’Enterprise, et recevait pour sa performance le Prix Nobel de la Paix, l’Ordre Vulcain de la Bravoure, et l’Ordre Tralfamadorien de la Gentilitude. Ensuite, elle mourrait de maladie dans les bras de ses quatre admirateurs, qui ne pouvaient se remettre de la perte de sa belle jeunesse et de sa juvénile beauté. Ouah. Mary Sue est géniale !</p>
<p style="text-align: justify">Cette fan fiction parodique avait été écrite afin de critiquer un phénomène observé parmi les fans de <em>Star Trek </em>: non seulement les femelles de l’espèce raffolaient d’écrire leurs propres histoires situées dans l’univers de la série, mais elles cherchaient très souvent à y intégrer leur personnage maison ; celui-ci était la plupart du temps une femme, en général d’un âge approchant celui de l’auteur, et lui ressemblant étrangement. La critique de ces manœuvres de réalisation de fantasmes, qui voyaient une version idéalisée de la créatrice de fan fiction sauver la galaxie et séduire les personnages masculins les plus populaires (même Sulu, pour l’amour de Dieu ! Même SULU !), atteignit le statut de running gag au sein de la communauté trekkie. Une information à bien noter : cela se produisait avant l’avènement de l’Internet.</p>
<div id="attachment_1169" class="wp-caption aligncenter" style="width: 545px"><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/starlac_mokat1.gif"><img class=" wp-image-1169" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/starlac_mokat1.gif" alt="" width="535" height="668" /></a><p class="wp-caption-text">Mon dieu! Qu&#039;avons-nous fait? Quelle horreur avons-nous lâchée sur le monde dans notre quête de progrès technologique?</p></div>
<p style="text-align: justify">Après celui-ci, la fan fiction devint un phénomène impossible à contenir. Avec la capacité d’exposer et d’échanger les œuvres de ce type à l’échelle mondiale, les geekettes purent se libérer de leurs chaînes. La qualité moyenne et l’effort investi suivirent de leur côté une courbe opposé à celle de l’escalade quantitative, avec une grammaire et une orthographe massacrées, et des sujets de plus en plus puérils. Si les mâles furent essentiellement perturbés par l’énorme quantité de porno gay (ou du moins de romance, mais les généralités, c’est cool et c’est drôle) produite sous le nom de « fictions slash », les écrivaines amateurs traitant leur travail sérieusement ont surtout réagi à l’explosion de la population de Marysueland. D’<em>Harry Potter</em> à <em>Inuyasha</em>(deux univers très populaires auprès des auteurs de fan fics), toutes les adolescentes dernières de la classe semblent avoir décidé qu’elles pouvaient faire mieux que les créateurs originaux. L’ingrédient manquant : une jeune fille douce, aux yeux changeant de couleur en fonction de l’heure de la journée, et incroyablement populaire. Cela ne vaut que dans le cadre de la fic, puisque les lecteurs, eux,<a title="souhaitent tous la mort de la succube narrative" href="http://www.interrobangstudios.com/potluck/index.php?strip_id=988" target="_blank"> souhaitent tous la mort de la succube narrative</a>.</p>
<div id="attachment_1170" class="wp-caption aligncenter" style="width: 624px"><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/Ensign_Sue_Must_Die_14_by_comicalclare1.jpg"><img class=" wp-image-1170" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/Ensign_Sue_Must_Die_14_by_comicalclare1.jpg" alt="" width="614" height="234" /></a><p class="wp-caption-text">Malheureusement, tuer une Sue n&#039;est pas chose aisée. Pour plus de renseignements sur la marche à suivre, voyez le très drôle (et concis) webcomic &quot;Ensign Sue Must Die&quot;.</p></div>
<p style="text-align: justify">Le terme de Mary Sue est devenu une insulte courante parmi les geeks. Il permet de dénigrer les personnages les moins appréciés d’une série, et généralement d’attaquer à mots couverts les talents d’écriture de l’auteur. Comme la plupart des mots faisant l’objet d’une mode, son sens s’est fortement dilué dans l’usage souvent abusif qui en a été fait. Les trolls et critiques paresseux lancent l’accusation d’être une Mary Sue au visage de tous les personnages qu’ils n’apprécient pas. La définition fait l’objet de débats acharnés sur les forums préférés des squatteurs de ponts et des bobos condescendants. Il y a des signes courants, dont les yeux mimétiques, mais c’est surtout le degré de compétence proche du divin qui caractérise ce personnage. L’une des questions les plus récurrentes quand à la définition est le sexe de la MS. Peut-elle être un homme ? Une autre interrogation renvoie au statut de la fiction, à savoir si la Mary Sue ne peut être rencontrée que dans le cadre de la fan fiction.</p>
<p style="text-align: justify">Pour les puristes, cette tumeur narrative ne peut être qu’une femme, puisqu’elle est apparue sur le terreau d’un fantasme de réalisation typiquement féminin. Pourtant, le Marty Stu ou Gary Stu  existe. La différence entre les deux genres est la même qu’entre leurs idéaux et leurs rêves de puissance. Le Gary Stu réalise les fantasmes des écrivains les plus fainéants : il est incroyablement fort, tue ou humilie quiconque s’oppose à lui sans le moindre dilemme moral, et bien sûr trousse toutes les gueuses qui passent. Du même coup, on répond à la question de la possibilité d’une Mary Sue dans le canon. Quoi qu’en disent les puristes de la MS comme mécanisme d’intégration de l’auteur dans un univers existant, cette possibilité est réelle : la fiction professionnelle étant dominée par les écrivains mâles, il y a juste bien plus de Gary Stu que de Mary Sue dans les œuvres populaires.</p>
<div id="attachment_1171" class="wp-caption aligncenter" style="width: 505px"><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/charlie-sheen-4351.jpg"><img class="size-full wp-image-1171" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/charlie-sheen-4351.jpg" alt="" width="495" height="495" /></a><p class="wp-caption-text">Le Gary Stu possède en général du sang de tigre et de l&#039;ADN d&#039;Adonis</p></div>
<p style="text-align: justify">S’il est toujours hasardeux de citer des exemples sur un concept aussi subjectif, j’oserai m’engager en braquant le projecteur sur la Panthère Noire, personnage de Marvel. L’un des héros noirs les plus mis en avant, il a été l’objet de plusieurs bons runs. Néanmoins, à la fin des années 2000, les auteurs ont décidé de passer le cap, en faisant de lui l’idéal absolu de la virilité. Sans pouvoirs, il bat le Surfer d’Argent avec une clé de bras. En quelques minutes, il conçoit une armure supérieure à celle de Dr Fatalis, et lui met la pile. Plus fort encore, il épouse Tornade, l’amazone africaine des X-Men, et par la magie du retcon, il devient son premier amour. Une mini-série entière est consacrée à leur rencontre, histoire de bien établir qu’il est celui qui a pris sa virginité. Amies féministes, vous pouvez sortir vomir. Et si vous visez une réelle perte de poids, jetez un coup d’œil au webcomic <em>Least I Could Do</em>,  de Ryan Sohmer, portant sur les exploits sexuels de… Rayne Summers. Con, mesquin, à la limite du racisme, plein de préjugés, immature et dangereux dans son comportement, les strips le voient pourtant conquérir toutes les femmes trop stupides pour réaliser son charisme au premier regard. Ses coïts sont même enregistrés sur l’échelle de Richter. Vraiment.<a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/jun2006.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1141" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/jun2006.jpg" alt="" width="300" height="221" /></a></p>
<p style="text-align: justify">Les abus des critiques ont généré une peur chez les auteurs, qui parfois vont jusqu’à faire de leurs héros d’infâmes connards afin d’éviter les accusations d’avoir créé une Mary Sue. Certains écrivains ne se soucient cependant pas d’éviter ce piège, et leurs œuvres constituent des nids de tels personnages. Pour l’exemple le plus rabâché et pourtant le plus lucratif, il convient d’aller faire un tour du côté de chez Swan.</p>
<div id="attachment_1172" class="wp-caption aligncenter" style="width: 389px"><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/Bella-Swan-harry-potter-vs-twilight-9497566-379-4501.jpg"><img class="size-full wp-image-1172" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/Bella-Swan-harry-potter-vs-twilight-9497566-379-4501.jpg" alt="" width="379" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">&quot;Pourquoi toutes les créatures surnaturelles se déclarent-elles la guerre pour le contenu de ma culotte?&quot;</p></div>
<p style="text-align: justify">Dans ce cas précis, le niveau de Mary Sue est tellement élevé qu’il en devient contagieux, et ce au-delà  des frontières entre les médias. Kristen Stewart, l’interprète de la mielleuse poufiasse dans les adaptations ciné, est devenue à son tour un parangon injustifiable de talent et de beauté. Si beaucoup disent du bien de sa performance dans <em>The Runaways</em>, il semble tout de même y avoir de l’abus dans son prochain film à sortir, <em>Snow White and the Huntsman</em>, qui reprend bien sûr le conte de fée <em>Blanche Neige</em>. Celui-ci semble en effet avoir conservé l’élément de jalousie de la marâtre devant sa belle-fille plus jeune et plus belle ; Stewart est jolie, après tout. Qui ont-ils embauché pour jouer la vieille peau envieuse ?</p>
<div id="attachment_1173" class="wp-caption aligncenter" style="width: 440px"><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/charlize_theron_diet1.jpg"><img class="size-full wp-image-1173" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/05/charlize_theron_diet1.jpg" alt="" width="430" height="518" /></a><p class="wp-caption-text">Heu... Quoi.</p></div>
<p style="text-align: justify">Pour résumer, le vrai syndrome Mary Sue intervient lorsqu’un auteur commet l’erreur de placer la catharsis du public après la sienne. Qu’il choisisse de s’introduire lui-même au sein de son histoire, ou simplement de favoriser son personnage fétiche en dépit du bon sens, il commet là un impair qui apparaît encore plus grossier lorsque son travail entre dans le canon. Attention, cependant : l’emploi de ce terme est en voie de devenir le nouveau point Godwin, et est le signe de l&#8217;émergence d&#8217;un troll. Ne le nourrissez pas.</p>
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		<title>[Bilan 2011]catastrophe japonaise printanière</title>
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		<pubDate>Tue, 01 May 2012 09:08:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jonas</dc:creator>
				<category><![CDATA[jeu vidéo]]></category>
		<category><![CDATA[2011]]></category>
		<category><![CDATA[internet]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[sony]]></category>

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		<description><![CDATA[Cela fait un peu plus d&#8217;un an qu&#8217;une catastrophe s&#8217;est produite sur l&#8217;archipel nippon. Ce fut un évènement sans précédent que personne n&#8217;avait envisagé et c&#8217;est sûrement ce qui explique son ampleur. Car une fois que le mal est fait, il est toujours tentant de blâmer l&#8217;incompétence crasse et la négligence des japonais. Cependant, qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/11.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1026" title="notre réaction quand on a appris ce qui se passait" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/11-300x198.jpg" alt="" width="468" height="307" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Cela fait un peu plus d&#8217;un an qu&#8217;une catastrophe s&#8217;est produite sur l&#8217;archipel nippon. Ce fut un évènement sans précédent que personne n&#8217;avait envisagé et c&#8217;est sûrement ce qui explique son ampleur. Car une fois que le mal est fait, il est toujours tentant de blâmer l&#8217;incompétence crasse et la négligence des japonais. Cependant, qui parmi vous lecteurs aurait pu prédire telle tragédie. Galvanisé par les conséquences tragiques du drame, certains se mettent alors à chercher un coupable et accusent les dirigeants du pays du soleil levant d&#8217;avoir laissé faire. Ceci fut accentué par la mauvaise communication des Japonais et le médiocre traitement de cette actualité par certains médias occidentaux. Toutefois, ne serait-il pas plus productif de faire un petit bilan pour voir comment ceci a pu impacter sur nos loisirs préférés ?<br />
<span id="more-1019"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/21.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1029" title="super menteur !" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/21.jpg" alt="" width="468" height="443" /></a><br />
Afin de dissiper tout éventuel malentendu, il n&#8217;est nullement question de la reconstitution live de Tôkyô Magnitude 8.0 qui s&#8217;est tenue en Mars 2011. Non, aujourd&#8217;hui il est temps de revenir sur un évènement ayant réellement affecté votre mode de vie: le piratage du playstation network. Pour ceux d&#8217;entre vous qui ne seraient pas trop familiers avec les jeux vidéo, le playstation network, ou PSN pour les intimes, est un service permettant d&#8217;utiliser votre console de jeu sur internet. Il est notamment possible d&#8217;acheter des jeux disponibles en téléchargement directement depuis votre machine.</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Entre le 17 et le 19 Avril 2011:</strong> Des pirates ont réussi à s&#8217;introduire dans les serveurs du PSN pour récupérer les données personnelles des utilisateurs. Présentée de la sorte, la situation n&#8217;est déjà pas séduisante, mais il y a pire! Parmi le larcin des aigrefins, il y avait les informations bancaires utilisées pour acheter dans la boutique virtuelle.</li>
<li><strong>Le 20 Avril 2011:</strong> Pour limiter les dégats, SONY décide de couper son réseau <span style="color: #ff0000;">en prétextant une mise à jour</span>. À ce moment là, personne ne s&#8217;inquiétait car ce genre de coupures arrivent régulièrement. Malgré tout, cet arrêt était un peu différent des autres. En effet, d&#8217;habitude les continents ne sont pas déconnectés en même temps. Or cette fois-ci les serveurs du Japon, de l&#8217;Amérique et de l&#8217;Europe furent arrêtés en même temps.</li>
<li><strong>Le 21 Avril 2011:</strong> L&#8217;arrêt du service est alors étrangement long. Pour rassurer ses clients, SONY envoie des mails d&#8217;excuses expliquant que la situation devrait durer encore 1 ou 2 jours de plus.</li>
<li><strong>Le 23 Avril 2011:</strong> Alors que sur internet les rumeurs commencent à apparaître, la firme japonaise confirme avoir été victime de piratage. Elle affirme cependant que <span style="color: #ff0000;">les utilisateurs ne sont pas menacés.</span> De son coté, le groupe Anonymous revendique avoir perpétré l&#8217;acte.</li>
<li><strong>Le 26 Avril 2011:</strong> SONY met fin son hypocrisie et avoue que des données personnelles ont été subtilisées. Les gens ne s&#8217;indignent pas trop qu&#8217;on les ait pris pour des idiots car ils sont trop occupés à paniquer pour leur compte en banque.</li>
<li><strong>Le 1er Mai 2011:</strong> Fête du travail! Pour célébrer l&#8217;occasion Kaz Hirai, alors porte-parole de l&#8217;entreprise, s&#8217;exprime dans une conférence d&#8217;urgence à Tôkyô. On y apprendra entre autre que la faille de sécurité que les pirates ont exploité était connue et qu&#8217;il s&#8217;agit donc de négligence. Pour faire passer la pilule on nous promet des jeux gratuits au retour du PSN.</li>
<li><strong>Le 7 Mai 2011:</strong> Alors qu&#8217;il était prévu que le service soit remis en marche, la menace imminente d&#8217;une nouvelle attaque oblige la multinationale à revoir ses plans. Il est alors décidé de ne plus communiquer de date afin de limiter la frustration des joueurs.</li>
<li><strong>Le 15 Mai 2011:</strong> Le playstation network est enfin de retour. On peut à nouveau jouer en ligne. Le monde est sauvé et on lance le fameux programme &laquo;&nbsp;Welcome Back&nbsp;&raquo; pour télécharger gratuitement des jeux.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Les conséquences de ce que l&#8217;on appelle maintenant &laquo;&nbsp;le psngate&nbsp;&raquo; sont nombreuses. SONY a beaucoup perdu en crédibilité et en dédommagements. De plus la firme a été traduite en justice pour négligence. Les japonais accusent le groupe Anonymous mais cette hypothèse est remise en question car le mode opératoire des hacktiviste est différent.<br />
De plus, les éditeurs de jeux qui comptaient vendre leurs titres en ligne ont connu un gros manque à gagner durant ces trois longues semaines sans boutique virtuelle. Pendant que les possesseurs de playstation ne pouvaient pas se connecter, quelques jeux très attendus sont sortis. À titre d&#8217;exemple Portal 2 ou encore Mortal Kombat misaient leur succès sur le multijoueur en réseau. Si cet arrêt du service ne s&#8217;était pas produit, il est probable que les ventes aient été meilleures. Cette histoire aura mis en émoi internet durant un bon mois. Le podcast de joli bateau devenait encore plus hilarant, tout les sites de jeu-vidéo en parlaient quotidiennement, et le buzz a finalement atteint un tel point que les médias traditionnels ont relayé l&#8217;affaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Un an plus tard, les habitudes des consommateurs ne semblent pas vraiment avoir changés. Tout le monde continue de jouer en réseau et la playstation vita enrichit son catalogue de jeux avec des titres en téléchargement. À ma connaissance personne ne s&#8217;est plaint de s&#8217;être fait vider son compte en banque preuve que le cryptage des informations tenait la route En Novembre dernier, Steam qui est un autre service de vente de jeux a lui aussi subit une attaque. Là encore il était question de vol de données bancaires. Cependant, chez Valve on a été franc et rapide en prévenant les utilisateurs et en leur conseillant de vérifier leur compte en banque. Cette fois ci il n&#8217;y a eu ni scandale, ni blackout. J&#8217;y vois deux raisons:</p>
<ol style="text-align: justify;">
<li>parce que les consoles touchent un public plus large (Il y a 70 millions de comptes sur le PSN contre 40 millions sur Steam), et intrinsèquement moins bricoleur que les joueurs pc</li>
<li>parce que les américains ont pu apprendre des erreurs de leurs concurrents mangeurs de sushi</li>
</ol>
<p style="text-align: justify;">Au final, il est probable que ce genre de choses se reproduise de plus en plus à l&#8217;avenir. Faire ses achats en ligne est devenu naturel pour le commun des mortels et contrairement aux gens des décennies précédentes nous n&#8217;avons plus d&#8217;appréhension à mettre le numéro de notre carte de crédit sur internet.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.meido-rando.net/post/2012/05/01/mon-bilan-2011-2012/" target="_blank">L&#8217;article d&#8217;Axel sur le bilan.</a><a href="http://aria-nisme.blogspot.fr/2012/05/blogging-une-annee-manga-vue-par-un-lecteur-lambda.html" target="_blank"><br />
L&#8217;article de ZGMF Balmung sur le bilan.</a><br />
<a href="http://www.ffenril.info/2012/05/01/steins-gate/" target="_blank">L&#8217;article de FFenril sur le bilan.</a><a href="http://www.anime-janai.com/2012/05/01/2011-annee-ou-lanimation-japonaise-a-ete-sauvee/" target="_blank"><br />
L&#8217;article de Tetho sur le bilan.</a><a href="http://quartierduweird.free.fr/blog/?p=1635" target="_blank"><br />
L&#8217;article de Ryuurei sur le bilan.</a></p>
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		<title>Impressions à chaud sur les vengeurs</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Apr 2012 22:42:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jonas</dc:creator>
				<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[2012]]></category>
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		<category><![CDATA[Joss Whedon]]></category>
		<category><![CDATA[Marvel Studios]]></category>
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		<description><![CDATA[Note: Cet article fut écrit à 2. Le texte en noir sera donc l&#8217;œuvre d&#8217;Axis, tandis que le texte en bleu sera l&#8217;œuvre de Jonas. La rumeur d’un film d’ensemble sur l’équipe de super-héros de l’univers Marvel traînait depuis pas mal d’années. Le travail de fond de ce métrage commença pour de bond en 2008, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/12.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1103" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/12.jpg" alt="" width="604" height="317" /></a>Note: Cet article fut écrit à 2. Le texte en noir sera donc l&#8217;œuvre d&#8217;Axis, tandis <span style="color: #003366">que le texte en bleu sera l&#8217;œuvre de Jonas.</span></p>
<p style="text-align: justify">La rumeur d’un film d’ensemble sur l’équipe de super-héros de l’univers Marvel traînait depuis pas mal d’années. Le travail de fond de ce métrage commença pour de bond en 2008, avec le film <em>Iron Man</em> de Jon Favreau, dont la scène finale introduisait le directeur du SHIELD, Nick Fury, et l’idée des Vengeurs. Du même coup, elle établissait un univers partagé pour les adaptations cinéma de Marvel, ce qui n’avait pas été fait dans les précédents efforts de la compagnie, ni dans ceux de DC. De plus, <em>Iron Man</em> établissait un ton et un cahier des charges pour les films à venir, au-delà des excentricités de Sam Raimi ou du cuir noir de <em>X-Men</em>. Quatre ans et quatre films plus tard (<em>The Incredible Hulk</em>, <em>Iron Man 2</em>, <em>Thor</em> et <em>Captain America</em>), chacun offrant de nouvelles touches à la continuité et de nouveaux clins d’œil dans leurs scènes post-génériques, le film tant attendu est enfin là, réalisé par l’un des papes de la culture geek de masse : Joss Whedon, papa de <em>Buffy </em> et <em>Firefly</em>, entre autres. Vu le cynisme développé par les fans de comic book movies, ceux-ci s’attendaient à un étron intenable sur un exercice aussi casse-gueule. <em>I SAY THEE NAY ! </em>Comme vous l’avez probablement déjà entendu dire, <em>The Avengers </em>est un film de très bonne qualité, et l’aventure ciné la plus bandante pour les geeks de tout poil depuis des années. Rassemblement !<span id="more-1100"></span></p>
<p style="text-align: justify">D’abord, Marvel a presque atteint son objectif d’employer des acteurs déjà établis dans tous les rôles majeurs de l’équipe des plus puissants héros de la Terre. Le seul raté est Hulk, pour lequel Edward Norton n’a pas rempilé. Mark Ruffalo fait néanmoins de l’excellent boulot, et pourrait certainement tenir un film solo sans soucis. Conjuguer et équilibrer les multiples performances relevait autant de la gageure que parvenir à développer les personnages surnuméraires ; Whedon y parvient pourtant plutôt bien, beaucoup mieux que tous les films d’équipes jusqu’ici, y compris les X-Men, qui parlaient tous avant tout de Wolverine. Ici, même si tout le monde ne reçoit pas un temps égal sous les projecteurs, personne n’est affligé du syndrome Cyclope, condamné à être haï des fans ou tué expéditivement dans les premières minutes. Ce numéro de jongle paraissait rendre le film impossible, mais force est de constater que l’esprit de la Gurren-dan survit dans ce film.</p>
<div id="attachment_1119" class="wp-caption aligncenter" style="width: 573px"><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/avengers.gif"><img class="size-full wp-image-1119" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/avengers.gif" alt="" width="563" height="430" /></a><p class="wp-caption-text">Et encore, ils n&#039;ont pas inclus tous les héros du matériau d&#039;origine.</p></div>
<p style="text-align: justify">On retrouve avec plaisir (ou énervement pour les allergiques, qui existent certainement) Robert Downey Jr. en Iron Man, rôle sur lequel il a fait une OPA hostile ; il assure la majorité des vannes, et rentre dans la gueule de quasiment tous les personnages. Le revers de la médaille, c’est que ceux-ci ont parfois du mal à s’affirmer dans les scènes où il est présent, sa personnalité de nombriliste héroïque bouffant la pellicule. Il ne faut pas pour autant jeter aux oubliettes Chris Evans, qui joue bien mieux Captain America que la Torche Humaine dans les crispants <em>Quatre Fantastiques</em>. Le Thor de Chris Hemsworth est aussi un peu sous-employé du point de vue dramatique, à part dans les scènes qu’il partage avec son frère Loki, sur lequel nous reviendrons, mais il est un catalyseur pour quelques confrontations bourrines qui offrent une dose presque mortelle de fan service. Les anciens seconds rôles Hawkeye et Black Widow (interprétée par Scarlett Johansson, sur laquelle vous n’avez pas le droit de baver car elle sera mienne un jour) prennent un peu d’ampleur, et sont unis par une relation intéressante, qu’on espère voir développée dans les futures scènes supplémentaires. Samuel L. Jackson en Nick Fury est surtout là pour être cool, mais a quand même des motivations plus claires que dans les films précédents.</p>
<p style="text-align: justify">Les films de héros sont souvent jugés à l’aune de leurs vilains. Ceux de la vague Marvel précédant <em>The Avengers</em> avaient souvent été en-deçà des ténors du genre, avec des interprètes de haute volée mais des développements minimaux, comme Jeff Bridges dans <em>Iron Man</em> ou Tim Roth dans <em>The Incredible Hulk</em>. La chorale des Vengeurs a eu le bon goût de choisir le meilleur méchant de cette série, le Loki interprété par Tom Hiddleston. Il a conservé une classe folle, et parvient à être à la fois menaçant et pathétique, machiavélique mais desservi par son orgueil, agaçant à baffer et néanmoins charismatique : toutes les qualités des meilleures incarnations de la bande dessinée se retrouvent dans cette version, qui évolue d’ailleurs un peu plus en direction de ses racines. Doté dans <em>Thor</em> d’un mobile assez rationnel pour son plan génocidaire, il redevient ici l’arrogant conquérant motivé par des torts imaginaires et sa jalousie à l’égard d’un frère dont il ne peut accepter l’amour. Tout en charme vénéneux lorsqu’il tient la situation sous son contrôle, Hiddleston nous facilite considérablement la catharsis en reflétant son désappointement et sa surprise quand ses manipulations lui pètent inévitablement à la fiole.</p>
<div id="attachment_1121" class="wp-caption aligncenter" style="width: 552px"><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/The-Avengers-Loki-vs-Captain-America-2.jpg"><img class=" wp-image-1121" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/The-Avengers-Loki-vs-Captain-America-2.jpg" alt="" width="542" height="392" /></a><p class="wp-caption-text">&quot;Comment ça, les cheveux gras?&quot;</p></div>
<p style="text-align: justify">L’aspect le plus viscéral de ce fantasme de fan n’est pas en reste. Les bastons sont épiques, même si celle que j’attendais le plus reste trop courte à mon goût. La dernière demi-heure renvoie les films de Michael Bay à la crèche, atelier destruction de masse, et laisse briller les capacités de chacun de nos héros. Elle oppose cependant des adversaires peu charismatiques à ceux-ci, que je ne nommerai pas, et qualifierai plutôt de Covenants, tant ils ont l’air de sortir de <em>Halo</em>. Ils offrent une armée entière de mooks à dérouiller pour les Vengeurs, mais ne paraissent présenter aucune menace individuellement. Dommage.<br />
Autre bémol, plus léger et purement subjectif : si la caractérisation et le style de combat de Captain America sont nickels, son costume est proprement hideux, beaucoup plus que dans son film solo. C’est d’autant plus dommage qu’à quelques détails près, il aurait sans doute pu être bien plus tolérable. On lui pardonnera quand même, en vertu de quelques scènes d’une incroyable classe dont il est l’attraction principale.</p>
<p style="text-align: justify">Malgré quelques imperfections, le projet le plus risqué de la décennie a finalement abouti à un vrai bon film de geek. Ode au nerdgasme, il suit la tradition Marvel des scènes post-crédits, ou mi-crédits dans le cas présents, pour coller le barreau à tous les fans pour les années à venir. Désormais, ceci n’est plus notre bonne vieille Terre : ce monde est celui de Joss Whedon, il nous autorise seulement à y vivre.</p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/koma-comic-strip-oh-tony2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1113" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/koma-comic-strip-oh-tony2.jpg" alt="" width="450" height="1732" /></a></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify"><span style="color: #003366">Ceci est un rêve inavoué de fan qui prend forme. Depuis maintenant plus de 10 ans une vague de films de super héros estampillés Marvel déferle sur nos salles obscures. Pour l&#8217;amateur de bandes dessinées de la maison des idées,  il était naturel de rêver de crossovers. Sous ce terme barbare se cache le fait de faire se rencontrer plusieurs personnages issus de séries différentes. C&#8217;est une pratique très, très fréquente dans les comics, il n&#8217;est pas rare de voir Spider-man aider Daredevil à combattre le Punisher par exemple. Or avec la multiplication des héros masqués nous rêvions secrètement que ce procédé narratif soit tôt ou tard adapté au 7ème art. C&#8217;est maintenant chose faite et il convient de voir si ce film fut à la hauteur de nos espérances.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="color: #003366">Les Vengeurs est un film généreux qui vous en donnera pour votre argent. Whedon ne fait pas dans la transposition à la case près comme l&#8217;a fait Zack Snyder sur 300 et Watchmen. Il n&#8217;emploie pas non plus de caméramans souffrant de la maladie de Parkinson comme Michael Bay. Que ce soit en plan large ou rapproché nous avons des super héros dans des scènes lisibles et spectaculaires. C&#8217;est une véritable épopée qui se déroule sous nous yeux. Si les trailers nous laissaient entre-apercevoir des scènes d&#8217;actions à New York, attendez vous à voir une débauche d&#8217;effets spéciaux impressionnants au centre de Manhattan. Pour autant, certains reprocheront peut être à la direction artistique d&#8217;être aseptisée. Il n&#8217;y a ainsi pas plus d&#8217;hémoglobine que de dommages collatéraux. Au niveau de la photographie aussi on pourrait croire que le réalisateur n&#8217;a été qu&#8217;un yes-man acquiesçant face à des producteurs demandant de minimiser la prise de risque. C&#8217;est en effet le premier blockbuster hollywoodien du monsieur et il est donc légitime de se demander si il n&#8217;a pas dû brider sa folie créatrice face à une production voulant rentabiliser son investissement. Mais il ne faut pas non plus oublier que &laquo;&nbsp;Mr. Buffy&nbsp;&raquo; a œuvré en tant que scénariste sur Astonishing X-men durant deux ans et qu&#8217;il est par conséquent à la fois familier de l&#8217;univers Marvel mais aussi des codes graphiques et scénaristiques de ses BD. Au final, si la réalisation est très formatée à l&#8217;hollywoodienne ce n&#8217;est que pour se rapprocher du rendu visuel que proposent les albums des Vengeurs.  Nous pouvons constater cette connaissance du format original lorsque durant le final, le metteur en scène nous gratifie d&#8217;un plan séquences évoquant fortement les meilleures doubles pages du 9ème art.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="color: #003366">Les Vengeurs est également un film qui brosse ses fans dans le sens du poil. Tout d&#8217;abord grâce à l&#8217;agent Coulson. Ce film nous dévoile une facette du personnage que nous n&#8217;avions jusqu&#8217;à présent jamais vu. Exit le &laquo;&nbsp;men in black&nbsp;&raquo; toujours sérieux et place au geek de superhéros. Il est là pour que nous nous identifions à lui. C&#8217;est d&#8217;autant plus vrai qu&#8217;il est le seul protagoniste à se comporter comme un personne normale face à un casting de surhumains. </span><br />
<span style="color: #003366">L&#8217;autre élément qui saura plaire aux amateurs sera l&#8217;avalanche de références. Certaines personnes à Hollywood sont persuadées qu&#8217;un film pour geek est forcément bardé de clins d&#8217;œils plus ou moins insistants à la culture populaire.  Généralement dans les films Marvel, ceci se traduit par de nombreuses références à des éléments que seule une personne connaissant le matériau d&#8217;origine relèvera. Pour l&#8217;occasion il semblerait que Les Vengeurs ne déroge pas à la règle même si désormais une chose à changé. Il n&#8217;est plus nécessaire de lire les albums, les spectateurs ayant vu les précédents films Marvel seront en effet capable de comprendre la plupart des allusions qui parsèment ces 2h23.Vengeurs</span><br />
<span style="color: #003366">À titre personnel j&#8217;ai été voir ce film avec 3 publics différents. Axis et moi avions vu tout les films Marvel et étions également familiers des comics. Nous fûmes conquis par cette avalanche de fan-service. Deux autres camarades, <a href="http://quartierduweird.free.fr/blog/" target="_blank">Ryuurei</a> et <a href="http://www.anime-janai.com/" target="_blank">Tetho</a> pour ne pas les nommer, avaient vu tout les films Marvel mais étaient moins à l&#8217;aise avec le format d&#8217;origine. Cela ne les a pas empêchés d&#8217;être sous le charme de cette mythologie cinématographique naissante. Enfin une amie qui nous accompagnait ne connaissait rien du tout aux personnages marveliens. Il semblerait que l&#8217;humour omniprésent du film couplé à une action spectaculaire aient été suffisant pour lui plaire.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="color: #003366">Il est possible que Les Vengeurs soit LE blockbuster de 2012. Bien sûr l&#8217;année est loin d&#8217;être finie mais on peut d&#8217;ores et déjà affirmer qu&#8217;elle démarre sur les chapeaux de roue! Monsieur Whedon frappe fort pour un premier gros film et il est probable que Les vengeurs soit son sésame pour accéder à Hollywood à l&#8217;avenir. Enfin malgré mon enthousiasme je conclurai sur une critique de pinailleur: le voir en 3d n&#8217;apporte pas grand chose.</span></p>
</blockquote>
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		<title>X-MEN : House of M</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Apr 2012 11:37:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nyota</dc:creator>
				<category><![CDATA[bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[2005]]></category>
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		<category><![CDATA[Marvel]]></category>
		<category><![CDATA[USA]]></category>

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		<description><![CDATA[Si vous ouvrez maintenant un fascicule X-men avec pour seul bagage les films ou les comics de votre enfance, vous allez vite déchanter ; plus d&#8217;institut Xavier, plus de guerre contre Magneto, et surtout plus de Xavier tout court&#8230; De quoi en rebuter plus d&#8217;un. Fort heureusement, Marvel a tout prévu puisqu&#8217;il ressort dans sa [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em>Si vous ouvrez maintenant un fascicule X-men avec pour seul bagage les films ou les comics de votre enfance, vous allez vite déchanter ; plus d&#8217;institut Xavier, plus de guerre contre Magneto, et surtout plus de Xavier tout court&#8230; De quoi en rebuter plus d&#8217;un. Fort heureusement, Marvel a tout prévu puisqu&#8217;il ressort dans sa collection Marvel Select l&#8217;intégrale d&#8217;</em></strong><em>House of M</em><strong><em>, grand cross-over débuté en avril 2006 et probablement la plus grande révolution dans l&#8217;histoire de nos mutants préférés.</em></strong><br />
<strong><em>Si vous voulez vous remettre aux X-men, c&#8217;est un passage quasi obligé.</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/house-of-M.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1085" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/house-of-M.jpg" alt="" width="538" height="360" /></a><span id="more-1084"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En rouge et noir</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Petite remise en contexte : Magneto a deux enfants : Wanda et Pietro Maximoff. Je pourrais partir en longues explications sur des histoires de mensonges, de stases organiques, de divinités inter dimensionnelles et de complexes œdipiens non réglés, mais mon but n&#8217;est pas de vous perdre dans de vaines explications. Retenez simplement que Wanda Maximoff, alias la Sorcière Rouge, membre et même parfois leader des Vengeurs (et non, il n&#8217;y a pas que Thor et Iron Man dans les Vengeurs) est une des mutantes les plus dangereuses de l&#8217;univers Marvel : elle peut modifier la réalité par la seule force de sa volonté et de sa magie. Une espèce de ctrl+Z en mode bombe humaine.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Où est son Xanax ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/la-sorcière-rouge.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1086" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/la-sorcière-rouge.jpg" alt="" width="183" height="275" /></a>Tout allait pour le mieux jusqu&#8217;à ce que Wanda retrouve brutalement la mémoire et qu&#8217;elle se souvienne que ses deux jumeaux avaient été tués et assimilés par une entité démoniaque (qui a dit que les japonais étaient les inventeurs des scénarios abracadabrants ?). Malheureusement, son esprit n&#8217;a pas supporté le choc et elle a dévasté le manoir des Vengeurs, tuant entre autre son mari Vision et son partenaire Œil de Faucon.<br />
Calmée et séquestrée de justesse par Xavier et Magneto, elle est désormais soumise au jugement des vengeurs et des X-men. Car, bien que folle, elle conserve néanmoins son pouvoir d&#8217;altération de la réalité.<br />
Vous suivez toujours ? J&#8217;espère, parce que c&#8217;est maintenant que tout part en vrille. Fort peu décidée à se laisser exécuter par ses anciens camarades, elle fait ce qu&#8217;ils craignaient le plus : elle modifie complètement la réalité.<br />
Et dans le monde idyllique qu&#8217;elle s&#8217;est crée, les mutants sont la race dominante sur le monde, les homo sapiens sont en voie d&#8217;extinction et Magneto et sa famille règnent en maître sur les Etats-Unis. Seul Wolverine a conservé sa mémoire et il trouve que ce monde parfait a un arrière goût de Skrull en décomposition. Et il est bien décidé à forcer Wanda à faire marche arrière&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>House of Magnifique</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Jamais une saga n&#8217;avait à ce point dévasté et modifié l&#8217;univers mutant. Car le plus marquant dans <em>House of M</em> reste néanmoins sa conclusion. Plus rien ne sera jamais pareil.<br />
Tous les personnages vont en prendre pour leur grade : dans ce monde parfait, la chute sera des plus rudes, et le soin tout particulier <a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/sentinelle1.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1088" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/sentinelle1-266x300.jpg" alt="" width="266" height="300" /></a>apporté à la psychologie des personnages est remarquable. Car si les protagonistes restent principalement les X-men, les Vengeurs ne sont pas en reste, et pour certains le Paradis a un petit goût d&#8217;Enfer, Spider-Man et Captain America en tête. Brian M. Bendis maîtrise ses personnages et toutes leurs facettes les plus obscures pour réussir à fournir un univers parallèle cohérent, qui s&#8217;ancre parfaitement dans la mythologie Marvel.<br />
Quant aux dessins d&#8217;Olivier Coipel, frenchie chouchou des éditions Marvel, ils sont tout bonnement magnifiques. Chaque case inspire toute une palette d&#8217;émotion et les double pages de combat sont juste ébouriffantes. Quant au design du monde parfait de Wanda, il est plein de charisme et de détails, avec ses vaisseaux volants et son palais de Genosha tout droit sortis d&#8217;une illustration de science-fantasy . Voilà une série qui restera dans les annales grâce à un style graphique personnel et poignant.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans oublier que vous retrouverez dans cette intégrale, en plus de toutes les couvertures officielles et leurs variantes, plusieurs fausses coupures de presse qui viendront étayer cet univers. Il est toujours amusant de découvrir que dans cette réalité parallèle idyllique, Sebastian Shaw est le directeur du S.H.I.E.L.D !<br />
Tant dans sa forme que dans son fond, cette intégrale fait partie des indispensables pour tous les inconditionnels des X-Men et surtout pour tous les autres. Car il n&#8217;est jamais trop tard pour entrer dans l&#8217;univers des enfants de l&#8217;atome, et cet ouvrage est une porte grande ouverte !</p>
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		<title>&#8230; et ça ira déjà mieux!</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Apr 2012 22:42:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Axis</dc:creator>
				<category><![CDATA[jeu vidéo]]></category>
		<category><![CDATA[2012]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>

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		<description><![CDATA[La période récente est marquée par une légère hausse de l’attention accordée à la politique en France. Je ne me l’explique personnellement pas. On m’a laissé entendre que cela avait à voir avec les problèmes d’érections de quelque haut dirigeant. La blogosphère nerd n’est bien sûr pas le lieu idéal pour discuter les enjeux fondamentaux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La période récente est marquée par une légère hausse de l’attention accordée à la politique en France. Je ne me l’explique personnellement pas. On m’a laissé entendre que cela avait à voir avec les problèmes d’érections de quelque haut dirigeant. La blogosphère nerd n’est bien sûr pas le lieu idéal pour discuter les enjeux fondamentaux de l’avenir du pays. Par contre, ceux qui la fréquentent pourraient souffrir de certaines angoisses bien spécifiques : quel impact pourrait avoir le choix du chef d’Etat de la France sur nos loisirs favoris ? La baisse du pouvoir d’achat et le chômage des jeunes sont certes déjà au cœur du débat politique et des préoccupations des jeunes geeks, qui voudraient pouvoir se payer toutes les nouveautés, mais ne constituent-ils pas eux-mêmes une frange démographique particulière ?</p>
<div id="attachment_1064" class="wp-caption aligncenter" style="width: 416px"><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/fat_gamer_kid1.jpg"><img class="size-full wp-image-1064" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/fat_gamer_kid1.jpg" alt="" width="406" height="492" /></a><p class="wp-caption-text">Bob Baratheon, avant la conquête de Westeros</p></div>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-1035"></span>À cette dernière question, nous répondrons : oui et non. En effet, nous sommes des citoyens d’un pays, ou au contraire en lutte contre le système, avant d’être les membres d’une quelconque communauté, largement fictive de surcroît. S’il est possible de nous flatter collectivement dans le sens du poil, avec une référence à nos loisirs favoris ou une promesse ciblée, il n’est pas aussi simple de mener les otakus ou les joueurs comme les moutons de Panurge pour aller voter en masse. Le jeu est d’ailleurs le médium qui nous intéresse aujourd’hui. Il est le plus politisé en ce moment en France, objet d’une attitude des plus ambigües de la part de la société et de nos dirigeants. Celle-ci semble osciller constamment entre appel du pied aux électeurs amateurs de belles manettes et appel au lynchage.</p>
<p style="text-align: justify;">La panique se propage facilement dans les médias, et les marginaux sont les premiers boucs émissaires quand la raison est mise en défaut. Les jeunes passionnés d’univers virtuels et d’aventures fictives inquiètent, évoquent la méfiance. « Ils sont partout, vos enfants pourraient en être. » Le réflexe atavique de blâmer l’étrange et l’inutile ne s’est jamais totalement effacé, comme l’a prouvé le contre-buzz généré par Laure Manaudou, qui, secouée avec raisons par la tragédie de Toulouse, eu comme première réaction d’appeler à interdire « <em>ces jeux à la…</em> » sur Twitter. Si le niveau d’idiotie du timing est effarant, le propos n’est guère surprenant ; avant les jeux vidéo, le jeu de rôle papier avait fait les frais de ce genre d’attitude : promouvant le satanisme, le meurtre, et pouvant pousser au suicide le plus équilibrés des adolescents, il était la bête noire des parents des années 70 et 80, et encore redouté dans les années 90. D’ailleurs, ce n’étaient là que les plus laïques des chimères entourant ce hobby, puisque les associations de nature religieuse, gardiens moraux par excellence, pensaient bien pire, particulièrement aux Etats-Unis. N’est-ce pas, <a href="http://www.chick.com/reading/tracts/0046/0046_01.asp">Monsieur Jack Chick, immonde ordure fanatique de profession</a> ?</p>
<div id="attachment_1068" class="wp-caption aligncenter" style="width: 560px"><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/larp112.jpg"><img class="size-full wp-image-1068" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/larp112.jpg" alt="" width="550" height="426" /></a><p class="wp-caption-text">Oui, bon, cela peut mener aux drogues dures, bien sûr.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, le jeu de rôle est plus confidentiel que jamais, et démontre le vieux « Pour vivre heureux, vivons cachés ». Le nouvel ennemi, c’est le loisir vidéo-ludique, les simulateurs de meurtre, la violence interactive, et les sociétés secrètes se rencontrant dans les tavernes du dernier Morpeugh. Dans la course à la présidence, le candidat mal-aimé des sondages Jacques Cheminade a promis d’instaurer une taxe sur tous les logiciels non-pédagogiques, et d’interdire purement et simplement les jeux violents, une idée qui fait régulièrement surface parmi nos parlementaires. De leur leur côté, les deux candidats en tête des prévisions, Messieurs Sarkozy et Hollande, n’ont pas été cités exprimant d’opinion sur le sujet, mais Carla Bruni-Sarkozy, « première dame » du pays, a déclaré en février dans une interview à TV Magazine qu’ « <em>à [son] sens, Internet ou les jeux vidéo sont bien plus diaboliques que la télé</em> ». Elle  reflète ici l’attitude moyenne des partis de masse, et spécialement de la Droite, en France, vis-à-vis du médium vidéo-ludique.<a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/video-games-destroyed-500x377.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1074" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/video-games-destroyed-500x377.jpg" alt="" width="500" height="377" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Parallèlement, les politiciens font pourtant des courbettes à la &laquo;&nbsp;communauté&nbsp;&raquo; des gamers. Deux partis ont ainsi été jusqu&#8217;à intégrer le fameux code Konami (rappel pour les lecteurs de &laquo;&nbsp;Survivre parmi les geeks&nbsp;&raquo;: ce fameux code, apparu dans le shoot <em>Gradius</em>, consiste en la manipulation ↑ ↑ ↓ ↓ ← → ← → B A) sur leurs sites officiels. Chez le Parti Socialiste, d&#8217;abord, il fait apparaître à l&#8217;écran un arc-en-ciel du meilleur goût. Chez François Bayrou, en revanche, on a poussé la révérence au loisir interactif plus loin, avec une jolie vidéo de campagne réalisée dans le style des RPG 8-bits.</p>
<p><object width="420" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/ZBlUDBh0Roo?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="420" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/ZBlUDBh0Roo?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p style="text-align: justify;">Le fait est que le jeu représente aujourd&#8217;hui un divertissement de masses, suite à l&#8217;explosion du casual gaming. Si ces références semblent plutôt vouloir éveiller l&#8217;intérêt du core gamer, c&#8217;est pour tenter de manifester une appartenance à la jeunesse branchée qui, on le sait, passe son temps devant un écran. Le PS et le MoDem montrent, par ces procédés, qu&#8217;ils sont à la pointe des technologies et des tendances, et qu&#8217;ils ne marginalisent pas les jeunes. Dommage, du coup, que la majorité de ceux-ci préfèrent voter à l&#8217;extrême Droite, selon les derniers sondages. Doit-on blâmer pour cela Wii Sports ou Call of Duty, nous vous laissons juges.</p>
<div id="attachment_1072" class="wp-caption aligncenter" style="width: 575px"><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/marine-le-pen-plebiscitee-sondage-jeunes.jpg"><img class=" wp-image-1072" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/marine-le-pen-plebiscitee-sondage-jeunes.jpg" alt="" width="565" height="424" /></a><p class="wp-caption-text">Les gens l&#39;appellent l&#39;idole des jeunes... racistes, homophobes, liberticides...</p></div>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;autre aspect de l&#8217;appropriation du jeu par la politique est le constant rappel de la bonne santé de celui-ci en tant qu&#8217;industrie. Le jeu vidéo est en effet l&#8217;un des rares secteurs en France à fonctionner convenablement et à permettre des exportations en ces temps de crise. De plus, les Français aiment beaucoup rappeler leur &laquo;&nbsp;savoir-faire&nbsp;&raquo; en la matière, reconnu dans le monde entier si l&#8217;on se fie au JT. La période où l&#8217;expression <em>French touch</em> était employée à toutes les sauces dans la presse spécialisée est certes passée, mais le côté positif est que, si l&#8217;exception culturelle s&#8217;est un peu effacée, les jeux français ou ayant employé des équipes françaises ne sont plus synonymes de graphismes de toute beauté et de jouabilité sortie des plus noires abysses de l&#8217;enfer. Désormais, les Français fignolent le gameplay, et comprennent qu&#8217;être un excellent dessinateur et/ou infographiste ne suffit pas à être un bon développeur de jeu.<br />
Ils ont aussi appris à construire des firmes d&#8217;édition solides, capables de supporter les rigueurs de la concurrence: la compagnie Ubisoft et ses multiples branches à l&#8217;étranger sont devenues un géant du marché, et produisent plusieurs des franchises les plus populaires du moment, dont <em>Assassin&#8217;s Creed</em>, via leur succursale de Montréal. La ville de Lyon se tient sur les rangs pour le titre aussi convoité que pompeux de &laquo;&nbsp;<em>capitale européenne du jeu vidéo</em>&nbsp;&raquo; , selon BFMTV, &laquo;&nbsp;<em>avec plus de 700 entreprises qui travaillent dans le secteur</em>&nbsp;&raquo; et des écoles spécialisées. Un incubateur jeux vidéo a été créé par la ville de Paris et la région Île-de-France pour favoriser le développement d&#8217;entreprises de ce type. L&#8217;hypocrisie de cette défense du jeu en tant que source de PIB, en parallèle de sa mise à mal en tant que forme d&#8217;expression artistique, a de quoi agacer. Glorifier le produit; mépriser le consommateur.<a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/Man-Woman-with-Knife-Behind-Back.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1076" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/Man-Woman-with-Knife-Behind-Back.jpg" alt="" width="280" height="280" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le débat sur la violence et l&#8217;influence des nouveaux médias sur celle-ci n&#8217;est pas prêt de s&#8217;arrêter. Comme pour le cinéma, cette problématique pose la question du degré de liberté que l&#8217;on accepte de sacrifier au nom de la sécurité. L&#8217;augmentation de la quantité et de la qualité de l&#8217;information disponible donne au commun des mortels l&#8217;illusion que le crime a explosé, alors que l&#8217;on n&#8217;a jamais été plus en sûreté que cette dernière décennie. Dans cette situation, il est naturel que les gens veuillent blâmer un autre qu&#8217;eux-mêmes. Le jeu vidéo, la télévision doivent être sûrs à tout prix, quitte à étouffer la créativité, et à refuser l&#8217;expression au nom de la bienséance. C&#8217;est contre cette idée que le gamer un peu cultivé s&#8217;insurge. D&#8217;autant que notre génération, née aux alentours de la fin de la Guerre Froide et élevée dans l&#8217;atmosphère décomplexée des années 90, arrive aujourd&#8217;hui à l&#8217;âge adulte, et ne semble pas pour autant tuer plus de monde que les précédentes. Le plus désagréable dans l&#8217;histoire est que les parents soucieux de préserver leurs enfants des décapitations à mains nues et des romances humain/alien sont déjà copieusement informés. Le système de classification PEGI fonctionne en moyenne assez bien. Et pourtant, parmi ces bien-pensants, combien ont acheté à leurs têtes blondes <em>Mortal Kombat</em> et sa jaquette ornée d&#8217;un gros 18 blanc sur rouge, et de deux ninja se battant à mort sur fond de flammes? Peut-être ne peuvent-ils pas lire les avertissements, alors? Si c&#8217;est le cas, luttons plutôt contre l&#8217;irresponsabilité et l&#8217;analphabétisme. &laquo;&nbsp;<em>&#8230; et ça ira déjà mieux.</em>&laquo;&nbsp;</p>
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		<title>Perles méconnues #5: Senkô no ronde</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Apr 2012 11:37:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jonas</dc:creator>
				<category><![CDATA[jeu vidéo]]></category>
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		<category><![CDATA[G.rev]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
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		<description><![CDATA[&#160; Même si il n&#8217;est désormais plus que l&#8217;ombre de ce qu&#8217;il était, le jeu vidéo japonais jouit d&#8217;une aura héritée de sa gloire passée. Malgré l&#8217;impérialisme que les américains exercent grâce à un flot continu de simulateurs de guerre hollywoodienne, il reste des genres typiquement japonais. Une fois de plus, l&#8217;imagination débridée des bridés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/2.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-988" title="Je sais, la pochette européenne est moche" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/2-208x300.jpg" alt="" width="329" height="474" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Même si il n&#8217;est désormais plus que l&#8217;ombre de ce qu&#8217;il était, le jeu vidéo japonais jouit d&#8217;une aura héritée de sa gloire passée. Malgré l&#8217;impérialisme que les américains exercent grâce à un flot continu de simulateurs de guerre hollywoodienne, il reste des genres typiquement japonais. Une fois de plus, l&#8217;imagination débridée des bridés poussera le reste du monde à s&#8217;exclamer en cœur:&nbsp;&raquo;<a href="http://www.youtube.com/results?search_query=wtf+japan+srsly&amp;page=&amp;utm_source=opensearch" target="_blank">JAPON MAIS QUE FAIS-TU ?!?!?</a>&laquo;&nbsp;. Qu&#8217;on se le dise, toutes les excentricités ne se valent pas ! Mais il faut reconnaître qu&#8217;il y a un domaine dans lequel les productions japonaises resteront longtemps inégalées: l&#8217;arcade.<span id="more-985"></span></p>
<p>Dans le cœur de certains <em>gamer</em> occidentaux l&#8217;arcade à la japonaise se cantonne à deux genres principaux: le <em>kakutô</em> et le <em>danmaku</em>. Les premiers sont les jeux opposant deux combattants face à face pour en découdre avant la fin d&#8217;un temps imparti. Le titre le plus emblématique de ce genre était sans conteste <a href="http://www.youtube.com/watch?v=jkBioVGh6FM" target="_blank"><em>street fighter 2</em></a>. Les seconds sont des jeux dans lesquels nous contrôlons un véhicule ou un personnage devant esquiver une multitude de tirs. On pourrait décrire ça comme une version <a href="http://www.youtube.com/watch?v=PP-mePr1-ZQ" target="_blank">hardcore</a> de <a href="http://www.youtube.com/watch?v=NqyKpJwk29o" target="_blank"><em>space invaders</em></a>. Évidemment, réduire l&#8217;arcade japonaise à ces deux types de jeux est extrêmement réducteur face aux expériences vidéo-ludiques bizarres que l&#8217;on peut faire dans les <em>game-centers</em> nippons. Ces véritables supermarchés à adrénaline proposent des modes de jeux improbables, du pilotage de robot à la simulation de pari équestre, on y trouve réellement de tout. Si j&#8217;ai bien conscience de cette diversité, il n&#8217;en demeure pas moins que le <em>kakutô</em> et le <em>danmaku</em> sont les deux genres de jeux dont je suis le plus friand. C&#8217;est pourquoi <em>Senkô no ronde</em> parle tout particulièrement à ce type de joueurs dont je fais parti grâce à sa jouabilité à mi-chemin entre shoot et bagarre. Développé par G.rev et sorti en 2005 sur arcade, il est arrivé dans nos contrés 2 ans plus tard sur Xbox 360.</p>
<p><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/1.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-989" title="in game c'est comme ça" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/1-300x180.jpg" alt="" width="411" height="237" /></a><br />
Dans ce jeu, nous contrôlons des armures, appelées ici <em>rounder</em>, s&#8217;affrontant en duel au cœur d&#8217;arènes circulaires. Comme dans un jeu de tir nous suivons l&#8217;action du dessus, et comme dans un jeu de combat les deux protagonistes se font face la majeure partie du temps. Le but du jeu est alors de bombarder l&#8217;adversaire tout en évitant ses tirs grâce à des manœuvres d&#8217;esquive. Ainsi bien que les combattants soient en lévitation, on ne se déplace que sur un seul plan, c&#8217;est pourquoi il faut faire des <em><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Circle_strafing#Circle_strafing" target="_blank">circle straf</a>f</em>. Ce mode de déplacement consiste à décrire des cercles concentriques autour de l&#8217;ennemi tout en le canardant. Ceci donne lieu à des joutes aériennes, des <em>dogfight</em> comme on dit en anglais, au sein desquelles les duellistes effectuent des rondes mortelles au milieu <a href="http://www.youtube.com/watch?v=BzXfVgYCxWI" target="_blank">de déluges de rayons laser, missiles et autres drones de combat. </a>Pour sortir victorieux de ce chaos, il faudra alors savoir jongler avec les tirs normaux, les coups spéciaux, les champs de force protecteurs et le fameux mode B.O.S.S. Sous cet anagramme ne laissant personne dupe se cache une transformation temporaire en GROS vaisseau de combat. Non content d&#8217;occuper la moitié de l&#8217;écran de son auguste présence, le joueur ayant activé le mode B.O.S.S peut littéralement inonder l&#8217;autre moitié de l&#8217;écran de ses projectiles divers et variés afin de mener la vie dure à son adversaire.<br />
<a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/4.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-990" title="amis lolicon, ceci est pour vous !" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/4-300x168.jpg" alt="" width="400" height="223" /></a><br />
Il faut dire que ce jeu se place au carrefour de deux genres importants du jeu vidéo. Par conséquent, il trouve sa personnalité en jonglant avec les poncifs de ces deux traditions. Le but étant de concilier des codes parfois contradictoires. À titre d&#8217;illustration, pour le joueur désirant &laquo;&nbsp;attaquer&nbsp;&raquo; dans un jeu de combat, l&#8217;action offensive la plus élémentaire sera de donner un coup, c&#8217;est à dire une action à priori au corps à corps ou tout du moins à courte porté. À contrario, l&#8217;action offensive la plus fondamentale dans un jeu de tir sera intrinsèquement de faire feu, c&#8217;est à dire une action à priori à distance voir même à longue porté. Face à ce dilemme relatif aux attaques de bases et à la distance de combat qu&#8217;elles impliqueraient, les développeurs ont opté pour un compromis intelligent. Les personnages frappent tant qu&#8217;ils le peuvent mais une fois que l&#8217;adversaire est hors de porté de leurs coups, ils ouvrent le feu.<br />
Dans le même ordre d&#8217;idée, infliger ou recevoir des dégâts permet de remplir une jauge symbolisant l&#8217;énergie de votre <em>rounder</em>. À chaque fois que vous effectuez un coup spécial ou que vous activez le mode B.O.S.S cette dernière se vide partiellement. Une fois complètement vide, il est impossible d&#8217;utiliser ces techniques et le joueur doit combattre avec les armes de bases le temps de recharger ses batteries. Ce genre de système est souvent utilisé dans les jeux de combat pour éviter que les joueurs abusent <a href="http://tvtropes.org/pmwiki/pmwiki.php/Main/LimitBreak" target="_blank">des attaques les plus puissantes</a>. Qui plus est, le mode B.O.S.S en tant qu&#8217;&nbsp;&raquo;attaque ultime&nbsp;&raquo; est soumis à une autre condition: chaque activation consomme une pastille B.O.S.S. Lorsque le combat démarre, vous n&#8217;en possédez que deux, le seul moyen d&#8217;en gagner une troisième étant de perdre un round. Ceci n&#8217;est pas sans rappeler les jeux de tirs dans lesquels le joueur désespéré peut utiliser ses précieuses <a href="http://tvtropes.org/pmwiki/pmwiki.php/Main/SmartBomb" target="_blank">bombes qui sont aussi rares que redoutables.</a> De plus, le mode B.O.S.S est évidemment une allusion aux <a href="http://tvtropes.org/pmwiki/pmwiki.php/Main/BossBattle" target="_blank">ennemis présents à la fin de chaque niveau</a> dans les jeux de tirs. Massifs, peu mobile, mais doté d&#8217;une puissance de feu impressionnante, votre machine de guerre ressemble alors furieusement aux Némésis que l&#8217;on rencontre dans ces jeux.<br />
Le dernier élément syncrétique est lié à la gestion des dommages. Dans un jeu de tir, si l&#8217;on omet les bonus, le moindre objet avec lequel vous entrez en contact vous sera fatal. À l&#8217;inverse dans un jeu de combat, il est possible d&#8217;encaisser quelques assauts avant de tomber KO. Pour concilier ces deux dogmes contraires par nature, les développeurs ont encore une fois fait un compromis. Il est en effet possible de subir quelques offensives adverses. Toutefois lorsque l&#8217;armure de votre exosquelette est complètement détruite, il vous suffit alors d&#8217;une touche pour perdre. Si il est tentant de râler face à ce choix, il faut savoir que contrairement à un jeu de tir, votre véhicule &laquo;&nbsp;flotte&nbsp;&raquo;. Il y a donc une légère inertie dans ses déplacements, ce qui complique un peu les phases d&#8217;esquives.</p>
<p style="text-align: justify;">À l&#8217;image des deux écoles dont il revendique l&#8217;héritage, Senkô no ronde s&#8217;assume comme un jeu à l&#8217;orientation résolument &laquo;&nbsp;arcade&nbsp;&raquo;. Il est donc adapté à des sessions plutôt courte et trouve son principal intérêt lorsque l&#8217;on y joue à plusieurs. À ce propos, si le mode online est en théorie disponible, n&#8217;espérez pas pouvoir jouer contre des inconnus. Le jeu n&#8217;étant plus dans sa prime jeunesse, le xbox live est désormais désert. Cependant, si vous avez des connaissances possédant le jeu, il est tout à fait possible d&#8217;y jouer à distance. Quant aux solitaires se lançant dans le mode histoire, ils risquent d&#8217;être un peu déçus par l&#8217;absence de cinématiques. Car si l&#8217;intrigue progresse durant la succession d&#8217;affrontements qui nous sont imposés, il est pratiquement impossible pour les non-japonisants de suivre les dialogues en combattant, tant les sous-titres sont illisibles dans le feu de l&#8217;action. Heureusement, <a href="http://tvtropes.org/pmwiki/pmwiki.php/Main/AllThereInTheManual" target="_blank">une mini encyclopédie est disponible</a> pour satisfaire les plus curieux.<br />
<a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/3.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-991" title="une amitié digne des meilleurs yaoi" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/3-300x168.jpg" alt="" width="400" height="224" /></a><br />
En ce qui concerne le <em>chara-design</em> du jeu, il est adapté aux goûts des <em>otaku</em>. En effet depuis la dernière décennie l&#8217;esthétique des jeux présent dans les salles d&#8217;arcade nippones s&#8217;inspire beaucoup de ce que l&#8217;on peut trouver dans les anime et les manga. Les jeux de combat qui, par essence, se focalisent sur des personnages ont vite succombé à cette mode. C&#8217;est ainsi que des titres comme <em><a href="http://www.bloodheat.fr/blog/" target="_blank">Melty Blood</a></em> ou <a href="http://image.jeuxvideo.com/images/p3/a/r/arcana-heart-3-playstation-3-ps3-016.jpg" target="_blank"><em>Arcana Heart</em></a> se sont mis à proposer des casting majoritairement composés de petites filles. Les jeux de tir, quant à eux, furent un peu plus imperméables à cette tendance. Il faut dire que jusqu&#8217;à la fin des années 90, il était très fréquent de mettre le joueur aux commandes d&#8217;un vaisseau spatial. Puis petit à petit, <a href="http://i.neoseeker.com/n/0/otomedius_excellent_op_1280x720.jpg" target="_blank">des filles de plus en plus mignonnes ont remplacé les astronefs</a>. <em>Senkô no ronde</em> étant sorti en plein milieu des années 2000, il n&#8217;est absolument pas étonnant que les pilotes des exosquelettes soient tous des archétypes susceptibles de satisfaire les fans japonais. Il y en a pour tous les goûts. Les filles correspondent à <a href="http://tvtropes.org/pmwiki/pmwiki.php/Main/Moe" target="_blank">cette soupe de clichés</a> que nous ressasse l&#8217;animation japonaise depuis plus de 10 ans, à savoir, la jeune fille rousse impétueuse, la placide fille à lunette et j&#8217;en passe&#8230; Tandis que les garçons semblent tout droit sortis d&#8217;un manga sur l&#8217;homosexualité avec <a href="http://tvtropes.org/pmwiki/pmwiki.php/Main/YaoiGuys" target="_blank">leurs traits élancés et leurs illustrations torse nu</a>. Tout ce beau monde se voit doublé par des acteurs que seuls les plus cultivés des fans de doublages sauront reconnaitre. Nous sommes en effet en présence d&#8217;un véritable festival de voix de seconds couteaux.<br />
Le reste du design du jeu est beaucoup plus futuriste, la première chose qui saute aux yeux étant les menus avec leur police rappelant celle d&#8217;un écran à cristaux liquide et leur fond blanc épuré <del>de pomme de terre</del>. Puis une fois au cœur de votre premier duel l&#8217;interface composée de formes géométrique évoque alors les hologrammes dans <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=ddH8AG2A0p8&amp;feature=related">Minority Report</a></em>. Les environnements sont également dans le même ton avec des paysages tels que l&#8217;atmosphère terrestre ou encore des bases lunaires. De plus tout ceci est évidemment accompagné de musiques électroniques afin de parfaire l&#8217;ambiance &laquo;&nbsp;science fiction&nbsp;&raquo;.<br />
Mais si cette direction artistique n&#8217;a pas le mérite d&#8217;être originale, il demeure qu&#8217;elle s&#8217;accorde bien avec les limites techniques tout en restant cohérente avec le scénario et le gameplay. Au final, bien que l&#8217;on soit en présence d&#8217;un jeu de début de vie de console, qui plus est développé par des japonais complètement largués sur cette génération de machines, la sobriété de Senkô no ronde joue parfaitement son rôle de cache misère technologique. En outre, grâce à son esthétique à la fois <em>otaku</em> et &laquo;&nbsp;aseptisée&nbsp;&raquo; rappelant des animes comme <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=tZkag7M_i5A" target="_blank">Appleseed ex machina</a></em> ou <em><a href="http://www.animenewsnetwork.com/encyclopedia/anime.php?id=7510" target="_blank">Terra e</a></em>, ce jeu réussit à affirmer une identité visuelle qui lui est propre.</p>
<p><object width="420" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/RjvKU7xQH-c?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="420" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/RjvKU7xQH-c?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Senkô no ronde</em> n&#8217;est pas un jeu dépourvu de défauts. On peut certainement lui reprocher son manque de contenu ou ses graphismes un peu vieillots pour de la xbox 360. Cependant les amateurs de jeux japonais bizarres et les compétiteurs fous qui recherchent le challenge à tout prix pourraient se plaire avec titre. Alliant une esthétique résolument <em>otaku</em> à une profondeur de jeu qui récompense les heures d&#8217;entrainement, cet ovni vidéo-ludique saura satisfaire ceux qui recherchent &laquo;&nbsp;l&#8217;arcade japonaise à la maison&nbsp;&raquo;. De plus, si il semblerait que sa sortie ait fait un flop considérable par chez nous, G.Rev a sorti une suite nommée <em>Senkô no ronde DUO</em> qui ne serait jamais sorti du pays du soleil levant. Ceci couplé à l&#8217;émergence de jeux <em>doujin</em> tels que <em><a href="http://www.sugurigame.com/" target="_blank">Acceleration of Suguri</a></em> ou encore <em><a href="http://touhou.wikia.com/wiki/Touhou_Gensokyo_Rensa" target="_blank">Tôhô gensokyo rensa</a></em> laisse à penser que ce titre a au moins connu un succès d&#8217;estime dans son pays d&#8217;origine.</p>
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		<title>Robert E. Howard au cinéma: des torses huilés et des seins nus</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Apr 2012 11:37:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Axis</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Lorsque le profane est interrogé sur les auteurs fondateurs du genre Fantasy, la réponse la plus courante est évidemment J.R.R Tolkien et son Seigneur des Anneaux. Des années avant la sortie des films (y compris la version animée de Ralph Bakshi en 1978), la trilogie s&#8217;était imposée comme un classique de la littérature, et si [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">Lorsque le profane est interrogé sur les auteurs fondateurs du genre <em>Fantasy</em>, la réponse la plus courante est évidemment J.R.R Tolkien et son <em>Seigneur des Anneaux</em>. Des années avant la sortie des films (y compris la version animée de Ralph Bakshi en 1978), la trilogie s&#8217;était imposée comme un classique de la littérature, et si les masses ne connaissaient pas forcément l&#8217;intrigue, le nom leur était familier. Les concepts d&#8217;orcs mangeurs d&#8217;hommes, de nains caractériels et d&#8217;elfes trop bons pour notre pauvre monde s&#8217;étaient infiltrés dans la pop culture, <a href="http://nodwick.humor.gamespy.com/ffn/index.php?date=2003-11-12" target="_blank">armant des hordes de futurs geeks pour la découverte d&#8217;un genre</a> qui s&#8217;affirma vite comme bien plus que l&#8217;enfant bâtard de la science-fiction. Aujourd&#8217;hui, après une entreprise pharaonique ayant engendré trois films au succès galactique, même le plus vulgaire béotien connaît la Terre du Milieu comme sa poche, et les principaux protagonistes de l&#8217;épopée. Pourtant, il existe encore un personnage plus célèbre qu&#8217;Aragorn, fils d&#8217;Arathorn; un guerrier dont les origines et le créateur sont souvent oubliés, mais dont le nom évoque des souvenirs de tous les médias existant à ce jour: Conan! Conan le Cimmérien, les cheveux noirs, l’œil maussade, l&#8217;épée à la main, un voleur, un pillard, un tueur, aux gigantesques mélancolies et aux gigantesques joies, venu pour fouler de ses sandales les trônes sertis de joyaux de la Terre.</p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: center">
<dl>
<dt><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/03/conan4.jpg"><img class="size-full wp-image-729" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/03/conan4.jpg" alt="" width="372" height="500" /></a></dt>
<dd>Quelque chose comme ça.</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify"><span id="more-721"></span>Le créateur de Conan se nommait Robert Ervin Howard, né en 1906 et mort en 1936. Dans sa courte carrière, il a su s&#8217;établir comme l&#8217;un des fondateurs de la <em>Fantasy</em>. Si Tolkien est le géniteur du genre  <em>Heroic/High Fantasy</em>, Howard s&#8217;est complu dans la <em>Low Fantasy</em>, et plus spécialement le sous-genre de la <em>Sword and Sorcery</em>. Quand le grand-père Tolkien, presque vingt ans après le décès de Howard, affirmait son ambition de recréer une mythologie pour les temps modernes, l’œuvre de l&#8217;Américain visait davantage le divertissement, le souffle des grands récits d&#8217;aventures. La plupart des nouvelles et des romans qu&#8217;il a laissés derrière lui sont résolument plus <em>pulp</em> dans l&#8217;esprit que <em>Le Seigneur des Anneaux</em>, et leur influence sur les décennies s&#8217;est faite plus discrète. Le nom de Robert E. Howard n&#8217;est pas tout à fait la marque qu&#8217;est devenu celui de Tolkien. Et pourtant, il a créé des archétypes sur lesquels des pans entiers de la culture geek ont été construits. Il a donné naissance au <a href="http://tvtropes.org/pmwiki/pmwiki.php/Main/BarbarianHero" target="_blank">héros barbare</a>, même si la forme qu&#8217;on lui connaît aujourd&#8217;hui doit plus aux comics et aux films qu&#8217;aux nouvelles originelles. Et voici d&#8217;ailleurs le principal sujet de cet article: Robert E. Howard a sans doute été encore plus adapté que J.R.R Tolkien, et notamment au cinéma. Penchons nous donc sur ces films, qui offrent un curieux nuancier, du meilleur au pire. Voici l&#8217;héritage de Conan et de ses frères.<strong></strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Conan:</strong> Le personnage le plus emblématique de l’œuvre howardienne a connu trois adaptations sur grand écran. Celles-ci ont à la fois développé et simplifié le personnage, en lui conférant un passé cohérent, mais en lui retirant une bonne partie de son intelligence et de sa ruse, ainsi que la quasi-totalité de ses vêtements.</p>
<ul style="text-align: justify">
<li><strong>Le Bon: </strong><em>Conan le Barbare</em> (1982) de John Milius: <a href="http://www.youtube.com/watch?v=d1XmZ9_ckdw" target="_blank">L&#8217;un des mètre-étalons de la<em> fantasy</em> au cinéma</a>, et un film devenu si culte que le critiquer passe pour un crime de lèse-majesté auprès des fans. Ce métrage a propulsé Arnold Schwarzenegger sur le devant de la scène, en lui offrant un rôle auquel son incompréhensible accent autrichien ajouterait de la crédibilité.<a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/03/NECA0027Conan-The-Barbarian-Posters1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-820" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/03/NECA0027Conan-The-Barbarian-Posters1.jpg" alt="" width="301" height="450" /></a><br />
Les éléments apportés par ce premier effort aux origines de Conan ont été conservés par les adaptations suivantes. Si celui-ci était déjà établi comme le fils d&#8217;un forgeron, il devient ici un exilé chassé de son pays par un sinistre sorcier, incarné par James Earl Jones, la voix de Darth Vader. Thulsa Doom, de son petit nom, exécute les parents du Cimmérien et vend ce dernier comme esclave, le mettant sur les rails pour une inévitable quête de vengeance. On est loin du jeune homme ambitieux ayant fui de sa propre volonté un pays trop étriqué pour lui, reniant &laquo;&nbsp;Crom et son sinistre entourage&nbsp;&raquo; car trop sombres et ennuyeux.<br />
L&#8217;interprétation des seconds rôles est de haute volée. L&#8217;âge hyborien, l&#8217;époque mythique dans laquelle évolue le personnage, est bien représenté; il est sauvage et impitoyable, rempli de mystères et de magie noire. La plus belle réussite du film est sa bande originale, proprement somptueuse, par Basil Poledouris: <em>Riders of Doom </em>et<em> Anvil of Crom</em> en tête, elle est l&#8217;un des meilleurs scores jamais enregistrés pour un film. Les faiblesses de la réalisation (oui, bon sang, la réalisation n&#8217;est pas au top!) ou du jeu de Schwarzie sont bien souvent ignorées grâce à ce fond musical sublime.<br />
Il s&#8217;agit d&#8217;un grand film, en particulier dans le genre peu représenté de la <em>Fantasy. </em>Le reconnaître comme un classique ne devrait cependant pas voiler le regard du nouveau spectateur; il a des défauts, des moments de grande bêtise, et Schwarzie semble toujours échappé d&#8217;une salle de musculation plutôt que d&#8217;une fosse à gladiateurs. Magnifique, mais pas parfait. Désolé.</li>
</ul>
<ul style="text-align: justify">
<li><strong>Le Mauvais:</strong><em> Conan le Destructeur</em> (1984) de Richard Fleischer: Considéré comme <a href="http://www.youtube.com/watch?v=B5bjIJ6JqaE" target="_blank">le plus mauvais film du barbare de Cimmérie</a>, cette suite directe fut mise en chantier afin de capitaliser sur le succès de <em>Conan le Barbare</em>. La démarche bassement mercantile se ressent dans la qualité du script et les efforts déployés dans la production artistique: tout part à vau-l&#8217;eau. Cherchant à ressusciter sa bien-aimée tuée dans le film précédent, Conan est embauché par une reine &laquo;&nbsp;absolument pas maléfique&nbsp;&raquo;, pour escorter une princesse dans la quête d&#8217;une puissante relique. Un des gros enjeux est que la-dite princesse doit absolument rester vierge pour être sacrifiée au dieu Dagoth, qui doit avoir été mis là parce que Dago<span style="text-decoration: underline">n</span> en avait ras l&#8217;aileron qu&#8217;on l&#8217;utilise à toutes les sauces<em></em>. La grande faiblesse du plan est donc de lui assigner Monsieur Univers comme garde du corps. Les commentaires sur la &laquo;&nbsp;beauté&nbsp;&raquo; de Conan tout au long du film font penser à un spot de campagne pour le poste de gouverneur de Californie. Les monstres en latex que rencontrent nos héros sont en plus du niveau de la pieuvre d&#8217;Ed Wood. Les masques dont sont affublés les vilains, et notamment le sorcier en rouge dont on ne sait s&#8217;il était un homme-lézard ou un homme-singe, sont plus figés que la coupe de Grace Jones, et feraient tâche à une soirée de Halloween. Les acteurs semblent démotivés, les rebondissements sont prévisibles, et même la bande originale n&#8217;est pas au niveau. Un coup pour rien, si ce n&#8217;est les<a href="http://www.youtube.com/watch?v=k9uqYbcMHVk" target="_blank"> memes engendrés par ce nanard</a>.
<p><div id="attachment_821" class="wp-caption aligncenter" style="width: 230px"><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/03/220px-Conan_the_destroyer.jpg"><img class="size-full wp-image-821" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/03/220px-Conan_the_destroyer.jpg" alt="" width="220" height="349" /></a><p class="wp-caption-text">Le Destructeur de franchise!</p></div></li>
</ul>
<ul style="text-align: justify">
<li><strong>Le Moche: </strong><em>Conan le Barbare </em>(2011) de Marcus Nispel: La plupart des fans vouent <a href="http://www.youtube.com/watch?v=ptC_KlAP_Ko" target="_blank">ce nouveau film</a> aux gémonies. Fruit d&#8217;une production chaotique, et d&#8217;une décennie d&#8217;indécision quant à la direction à suivre, il est bancal et mal fichu. Il y a cependant des choses à sauver du massacre, quoi qu&#8217;en disent certains: d&#8217;abord, si le nouvel interprète Jason Momoa n&#8217;est pas le meilleur choix possible pour Conan, il s&#8217;en tire tout de même honorablement, surtout comparé à Schwarzenegger. Ron Perlman, dans le rôle de son père, est toujours un plus, et apporte une certaine crédibilité au premier acte. Les méchants de service sont plutôt intéressants, et Rose McGowan est une plaisante surprise en sorcière à moitié chauve aux penchants incestueux. Malheureusement, la mise en scène manque de souffle passé le prologue, et la personnalité du barbare n&#8217;est explorée que de manière superficielle, souvent par les ouï-dires des personnages secondaires. Plus étrange, le script se permet de citer mot pour mot la prose de Howard par endroits. Elle est introduite de façon si artificielle et pompeuse que ces quelques scènes pourraient bien dégoûter les lecteurs potentiels du style de l&#8217;écrivain; la conversation avec le premier rôle féminin, extraite de <em>La Reine de la Côte Noire</em> (une nouvelle à laquelle le premier film avait déjà emprunté plusieurs rebondissements), ne sert qu&#8217;à briser le rythme. La romance est aussi préfabriquée, semblant avoir voulu adapter le schéma classique des nouvelles pour le rendre un peu moins machiste: &laquo;&nbsp;<em>Mais non, ce n&#8217;est pas juste que Conan fait s&#8217;évaporer les culottes par sa seule présence. Elle est amoureuse, vraiment!</em>&nbsp;&raquo; Pour achever le tout, le traitement 3D en post-production est comme d&#8217;habitude un choix commercial déplorable. Bref, ce n&#8217;est pas <em>Legend of Chun-Li</em>, mais ce n&#8217;est pas non plus <em>Les Deux Tours.<a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/03/CONAN_QUAD-600x450.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-822" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/03/CONAN_QUAD-600x450.jpg" alt="" width="600" height="450" /></a></em></li>
</ul>
<p style="text-align: justify"><strong>Kull:</strong> Bien connu des amateurs du genre, Kull de l&#8217;Atlantide est beaucoup plus obscur que Conan, qui vit pourtant le jour dans une nouvelle réécrite à partir d&#8217;une histoire mettant en vedette Kull. Barbare s&#8217;étant fait roi d&#8217;une nation civilisée par sa force et sa détermination, il était essentiellement un proto-Conan, une étape dans la création du personnage. Pourtant, il a bénéficié d&#8217;une adaptation absolument catastrophique.</p>
<ul>
<li><strong>Le Honteux:</strong> <em>Kull the Conqueror</em> (1997), de John Nicolella: Mettant en vedette l&#8217;interprète de l&#8217;inénarrable série télévisée <em>Hercule</em> et d&#8217;<em>Andromeda</em>, Kevin Sorbo, <a href="http://www.youtube.com/watch?v=aLWayoYSLHA" target="_blank">ce métrage fleure le téléfilm à plein nez</a>. Des décors aux accessoires, en passant par l&#8217;écriture et l&#8217;interprétation, tout est fait à l&#8217;économie, et on reverrait presque le <em>Donjons et Dragons</em> de 2000 à la hausse, comparé à ce <em>Kull</em>. À retenir, peut-être, serait l&#8217;antagoniste, une sorcière immortelle jouée par la bomba maxima Tia Carrere, l&#8217;interprète de Cassandra dans <em>Wayne&#8217;s World </em>(SCHWIIING!). Le design des tenues dont le réalisateur l&#8217;attife semble d&#8217;ailleurs indiquer que même celui-ci avait compris qu&#8217;il n&#8217;avait que ça à offrir (CHAPITEAU!). On peut se demander pourquoi le scénario fait un tel cas du fait que Kull utilise une hache, arme marquant ses origines barbares, alors qu&#8217;il aurait clairement dû charger ses ennemis en brandissant LE GOURDIN DE L&#8217;HOMME DES CAVERNES! Passées les blagues sur son physique, elle joue ici incroyablement mal, simule un orgasme chaque fois que quelque chose se produit (SCÈNE DE SEXE GRATUITE!), et parle avec un accent indéfinissable d&#8217;un ridicule achevé; même son rire maléfique ressemble à celui de Nellie Oleson. Critiquez tant que vous voulez, au moins, elle assure le spectacle.
<p><div id="attachment_812" class="wp-caption aligncenter" style="width: 516px"><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/03/kull-le-conquerant-1997-8800-967640483.jpg"><img class=" wp-image-812" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/03/kull-le-conquerant-1997-8800-967640483.jpg" alt="" width="506" height="625" /></a><p class="wp-caption-text">ELLE EST BONNE!</p></div></li>
</ul>
<p style="text-align: justify"><strong>Solomon Kane:</strong> Peut-être le deuxième personnage le plus connu de Howard, Solomon Kane a laissé son empreinte sur la culture populaire, quand bien même peu de gens se souviennent de son nom. Ainsi, lorsque <em>Van Helsing</em> sortit en 2004, les otakus firent miroiter leur savoir en se plaignant que le vieillissant chasseur de vampires ait été transformé en copie de <em>Vampire Hunter D.</em> Désolé, fanboys japonisant; Van Helsing n&#8217;est pas une vulgaire copie de D, il est une vulgaire copie de Kane. Taciturne tueur de monstres à la détermination inflexible, enveloppé dans son manteau noir et dissimulé par son chapeau à large bords, l&#8217;archétype représenté par ce héros est devenu presque aussi commun que le barbare torse nu se jetant hurlant dans la bataille. Il faut donc rendre à César ce qui lui appartient, et saluer le précurseur.<br />
Lorsque l&#8217;adaptation cinématographique des aventures de Kane fut annoncée, les amateurs hurlèrent de joie. Cependant, de mauvais échos dissuadèrent beaucoup de se rendre en salle. Si la critique l&#8217;a depuis réhabilitée, elle n&#8217;a toujours pas connu de sortie aux États-Unis.<strong><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/03/poster_fr.jpeg"><img class="aligncenter size-full wp-image-823" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/03/poster_fr.jpeg" alt="" width="280" height="400" /></a><br />
</strong></p>
<ul style="text-align: justify">
<li><strong>Le mésestimé:</strong><em> Solomon Kane</em> (2009)<a href="http://www.youtube.com/watch?v=lalm_kkczVM" target="_blank"> mérite qu&#8217;on s&#8217;y arrête</a>. Loin d&#8217;être un mauvais film, il constitue peut-être la meilleure adaptation de Robert E. Howard au cinéma. Oui, on peut aller jusque là, pour peu qu&#8217;on observe le premier <em>Conan le Barbare</em> objectivement, et non perdu dans les brumes de la nostalgie. Et s&#8217;il n&#8217;est pas le meilleur, le métrage de Michael J. Bassett est certainement le second, loin devant le reste du peloton. Avec un budget plus de deux fois inférieure à celui du nouveau <em>Conan</em>, et à peine un tiers plus élevé que celui de <em>Kull</em>, Bassett offre au spectateur un spectacle savoureux, parsemé de morceaux de bravoure renvoyant aux origines pulp du personnage. D&#8217;origines, il est d&#8217;ailleurs question tout au long du film, qui choisit d&#8217;emprunter le même chemin que ceux du Cimmérien; il détaille le parcours de Kane, les événements qui feront de lui l&#8217;icône que connaissent ses lecteurs. Le film n&#8217;est pas parfait, loin s&#8217;en faut: pour les fans hardcore, il peut être dur de digérer que les monstres des nouvelles aient été remplacés par le Diable en personne, et que les connotations religieuses crèvent le plafond.<br />
Le thème de la rédemption est néanmoins parfait pour conter la genèse de Kane. Chassé de sa famille encore enfant, devenu un guerrier impitoyable et amoral, il se montre tellement badass que Satan envoie son messager récolter son âme en personne. Ébranlé par la découverte de son état de damnation, il se réfugie dans un monastère, loin de toute violence, pour tenter de regagner son salut. Il sera bien évidemment renvoyé sur les routes, où il trouvera enfin un semblant de paix auprès d&#8217;une famille de pèlerins en route vers le Nouveau Monde. Ce n&#8217;est que lorsque ses nouveaux amis seront victimes du mal qui gangrène cette époque que Solomon se décidera à reprendre les armes, et à faire face à ses actes passés et à ses pires instincts.<br />
Le film satisfait les appétits des amateurs d&#8217;aventure et d&#8217;horreur, avec quelques cavalcades effrénées, des affrontements à la rapière épiques, des sorciers ignobles et des caves remplies de goules. Il retranscrit magnifiquement le souffle de la prose originale. L&#8217;acteur principal, James Purefoy, est bluffant, et son accent West Country colle parfaitement à l&#8217;image de Kane. À l&#8217;arrivée, le plus gros point faible du récit est la confrontation finale, où le réalisateur insère un effet spécial totalement superflu, et visiblement ruineux: <fieldset class="spoiler">
			<legend>
				<input type="button" onclick="tiny_spoiler('spoilerbklxyquuil')" id="spoilerbklxyquuil_button" value="+" />
				spoiler
			</legend>
			<div id="spoilerbklxyquuil"> le démon sortant du portail. Est-ce que tous les héros de Fantasy doivent se mesurer à un Balrog pour être crédible? 
			</div>
		</fieldset> Aurait-il si bien joué l&#8217;économie jusque-là qu&#8217;il décida de claquer tout le reste du budget sur cette seule scène? Cette débauche de moyens nuit à la tension et à la cohérence de la conclusion. Sinon, un superbe moment de cinéma d&#8217;aventure.</li>
</ul>
<div id="attachment_824" class="wp-caption aligncenter" style="width: 511px"><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/03/telecharger-solomon-kane-hd-p_nhprn_3.jpg"><img class="size-full wp-image-824" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/03/telecharger-solomon-kane-hd-p_nhprn_3.jpg" alt="" width="501" height="709" /></a><p class="wp-caption-text">Et une image de plus, parce que j&#039;adore les affiches peintes old school.</p></div>
<p style="text-align: justify">Pour finir cet article, jetons un coup d’œil rapide à quelques adaptations supplémentaires: Conan a eu droit à deux séries animées, dont vous avez peut-être vu la première, <em>Conan l&#8217;aventurier</em>. De bonne facture, le cartoon constitue une alternative mieux écrite et moins&#8230; crypto-gay à <em>Musclor</em>. Le barbare a également fait l&#8217;objet d&#8217;une série télévisée minable, se rapprochant d&#8217;un sous-<em>Hercules</em>. À éviter comme la peste. Enfin, un cas un peu à part: <em>Kalidor</em>, connu sous le nom de <em>Red Sonja</em> à l&#8217;étranger. Visant à faire de Brigitte Nielsen, copine puis épouse de Sylvester Stallone, une vedette, le film se centrait donc sur le personnage de Sonja la Rousse, que d&#8217;aucun affirment avoir été créée par Howard. En réalité, c&#8217;est une héroïne de comic book apparue dans la série <em>Conan the Barbarian</em> de Marvel Comics, et s&#8217;appropriant le nom d&#8217;un personnage totalement différent. Plus qu&#8217;une œuvre de cinéma, ce machin est une aventure marketing: la rumeur veut qu&#8217;il fut à l&#8217;origine envisagé comme une nouvelle suite à <em>Conan le Barbare</em>; devant l&#8217;accueil tiède du public, les exécutifs focalisèrent la communication autour de la présence de Schwarzenegger, dans un rôle qui aurait dû être le Cimmérien; chez nous, ils allèrent jusqu&#8217;à intituler le film <em>Kalidor</em>, du nom de son personnage; ils insistèrent aussi sur la filiation douteuse entre Red Sonja et Howard. Pas grand chose à dire sur les qualités cinématographiques de cette pelloche, à part adresser mes sincères condoléances à ceux qui, comme moi, l&#8217;ont vue avant le <em>Conan</em> de Millius.</p>
<p style="text-align: justify">Pour conclure, Robert E. Howard est devenu un nom convoité pour les producteurs de cinéma. Il apparaît en tête sur les affiches des adaptations, éclipsant même le réalisateur, mais pas le Governator. Et l&#8217;aventure n&#8217;est sans doute pas finie. Cela n&#8217;est qu&#8217;un juste retour des choses, un hommage posthume à un très grand nom de la littérature fantastique. Même si aucun métrage n&#8217;a jusqu&#8217;ici été totalement fidèle au matériau de départ, quelques-uns ont été de vrais bons films, ce qui est finalement tout ce que l&#8217;on peut demander. Pour les autres, il reste encore les nouvelles et les romans (réédités en français chez Bragelonne). Et les jeux de rôles, s&#8217;ils croient vraiment pouvoir faire mieux.<br />
Sur ce, je m&#8217;en vais écraser quelques-uns de mes ennemis, les voir mourir devant moi, et entendre les lamentations de leurs femmes!<a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/03/P1010691.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1004" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/03/P1010691.jpg" alt="" width="591" height="444" /></a></p>
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		<title>Survivre parmi les geeks #2: Le reboot a tout gâché.</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Apr 2012 22:42:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Axis</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le concept de reboot a le vent en poupe depuis quelques années, notamment à Hollywood. Au-delà de la tendance au remake, le reboot implique de redémarrer une série à zéro, effaçant les évènements accumulés jusque-là. Comparable à un retcon à très grande échelle, il offre aux scénaristes la possibilité de présenter leur vision personnelle de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">Le concept de reboot a le vent en poupe depuis quelques années, notamment à Hollywood. Au-delà de la tendance au remake, le reboot implique de redémarrer une série à zéro, effaçant les évènements accumulés jusque-là. Comparable à un retcon à très grande échelle, il offre aux scénaristes la possibilité de présenter leur vision personnelle de personnages connus ; il vise aussi à attirer un nouveau public, qui pourrait être rebuté par une continuité trop complexe, ce qui est un atout énorme aux yeux des producteurs et des exécutifs. Ces derniers avancent en général cet argument en faveur d’un reboot, mais le plus décisif n’est jamais formulé : il garantit la présence des fans, et permet de faire de l’argent sur leur dos aisément, en reprenant une histoire déjà racontée au moins une fois, si ce n’est des dizaines (Quoi ? Les parents de Batman sont morts ? Quel retournement !). Le reboot occupe une position différente de celle du retcon dans le cœur des geeks. Certes, ils le voient toujours avec méfiance, et une bonne part déclarera que « TOUT A ETE GÂCHE POUR TOUJOURS » à la sortie. Il existe cependant des possibilités pour rebooter, et exploiter les masses serviles des fanboys, tout en les gardant dans un état de relative satisfaction. Penchons nous aujourd’hui sur cette formidable machine à blé.</p>
<div id="attachment_953" class="wp-caption aligncenter" style="width: 434px"><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/4kw3m63i.jpg"><img class="size-full wp-image-953" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/4kw3m63i.jpg" alt="" width="424" height="283" /></a><p class="wp-caption-text">Capitalisme!</p></div>
<p style="text-align: justify"><span id="more-946"></span>L’un des aspects à prendre en compte afin de prévoir la réaction du public à un éventuel reboot est l’avenir de l’ancienne continuité. Sera-t-elle purement et simplement effacée par le nouveau cours des évènements, ou les deux canons cohabiteront-ils, tels deux dimensions parallèles indépendantes ? Les geeks voient en général beaucoup plus favorablement la seconde solution, qui laisse ouverte la possibilité de nouvelles aventures pour leurs personnages favoris. Dans le cas d’une série longue encore en cours, il est également possible d’offrir une conclusion la plus satisfaisante possible, afin d’épargner aux fans le sentiment d’inachevé. Cela est cependant rarement la piste suivie ; les auteurs se contentent en général de laisser l&#8217;intrigue en plan, d’autant plus que les dits fans continueront de toutes façons à pester envers et contre tout.</p>
<p style="text-align: justify">Le reboot effaçant les évènements précédents est, comme le retcon, une spécialité de DC Comics. La maison-mère a d’ailleurs un don certain pour mêler les deux altérations de continuité. L’exemple le plus récent est le « New 52 », ou DCnU, pour « DC New Universe », qui remonte au mois de septembre 2011. Il a annulé les 25 années de canon forgés depuis le dernier Crossover/reboot, <em>Crisis on Infinite Earths</em>, qui s’étaient déjà marquées par leur instabilité. Le nouveau statu quo remet les plus grandes icônes de la BD de super-héros à zéro, et fusionne en plus leur univers avec celui de la maison Wildstorm. Deux reboots d’un coup, donc. D’autant plus étrange que l’incompatibilité de tons et de valeurs entre DC et Wildstorm avait déjà fait l’objet d’une critique virulente dans un piteux crossover de 2008, <em>Dreamwar</em>. En gros, le DCnU est l’affaire Dreyfus geek de l’année 2011-2012 : un sujet à éviter quand l’on désire sauvegarder une amitié.</p>
<div id="attachment_960" class="wp-caption aligncenter" style="width: 607px"><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/Starfire2.jpg"><img class=" wp-image-960" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/Starfire2.jpg" alt="" width="597" height="382" /></a><p class="wp-caption-text">Starfire, membre fondateur des Teen Titans, Mesdames et Messieurs! Et oui, comme les habitués du cinéma pornographique s&#039;en doute, elle propose une partie de jambes en l&#039;air pour passer le temps dans la case suivante.</p></div>
<p style="text-align: justify">Une formule de reboot qui peut recevoir un accueil légèrement moins glacial des avocats de la continuité est celle que l’on qualifiera de « à la Ultimate ». Et cette fois, au niveau de la bande dessinée, c’est Marvel qui est à la pointe du phénomène ; la « Maison des Idées » (copyright) a baptisé cette tactique en 2000, avec le lancement du titre <em>Ultimate Spider-Man</em>, très apprécié des vieux briscards comme des nouveaux venus. Au fur et à mesure du développement de la gamme Ultimate (<em>Ultimate X-Men</em>, <em>Ultimates</em>…), les caractéristiques gagnantes de ce type de reboot se sont imposées : une indépendance de la continuité originale, qui suit son cours ; un ton plus « réaliste » (les guillemets sont ici indispensables), plus sombre ; une altération considérable d’éléments de l’univers (un peuple extraterrestre transformé en secte, par exemple) ; et la possibilité d’introduire de grands bouleversements durables (la plupart des personnages qui mourraient ne revenaient pas, au départ du moins). C’est avec la dégringolade qualitative de la gamme (amorcée relativement tôt dans le deuxième titre, <em>Ultimate X-Men</em>) que des aspects plus officieux et déplaisants se sont faits jour ; le premier était une manie de tuer des héros sans raison autre que de choquer l’habitué ; le second était ce que je qualifierai de <strong>connardisation</strong>. Les personnages Ultimate n’étant pas les icônes originales de Marvel, les auteurs décidèrent de les faire se comporter comme les pires des ordures, avec un Captain America raciste et misogyne, un Diablo/Nightcrawler homophobe (ce qui paraît déplacé chez un mutant à l’apparence de démon), et surtout un Wolverine laissant Cyclope pour mort dans le but avoué de sauter sa copine. Les tares de cet univers atteignirent leur masse critique lors de l’ignoble crossover <em>Ultimatum</em>, qui devait servir de prétexte à un nouveau reboot, mais se contenta finalement de ramener les lecteurs aux <a href="http://tvtropes.org/pmwiki/pmwiki.php/Main/TheDarkAgeOfComicBooks" target="_blank">pires heures des années 90</a>.</p>
<div id="attachment_957" class="wp-caption aligncenter" style="width: 557px"><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/blob-eats-wasp-ultimatum2.jpg"><img class=" wp-image-957" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/blob-eats-wasp-ultimatum2-652x1024.jpg" alt="" width="547" height="857" /></a><p class="wp-caption-text">Et ce qu&#039;il ne finira pas au premier repas, il le fourrera dans un frigo pour faire bonne mesure.</p></div>
<p style="text-align: justify">La relecture à la Ultimate ne se limite pas aux comics. Le manga nous a offert une œuvre de très grande qualité avec <em>Pluto</em>, de Naoki Urasawa. Celui-ci mêle les personnages du <em>Astro Boy</em>/<em>Atom</em> d&#8217;Osamu Tezuka avec le style narratif et la patte graphique de l&#8217;auteur de <em>Monster </em>et <em>20th Century Boys</em>, pour un résultat dépassant toutes les attentes. Le jeu vidéo n’est pas en reste, avec l’exemple récent de <em>Castlevania : Lords of Shadow</em>, qui suscite encore moult débats parmi les fans quand à sa possible intégration dans le canon original de <em>Castlevania</em>, mais présente toutes les caractéristiques d’un Ultimate. Excellent si peu original, il passe tout de même pour un signe de la venue de l&#8217;Antéchrist auprès des puristes. L’animation s’y est aussi essayée, avec des remakes d’anciennes séries telles que <em>Cosmocats</em> ou <em>Les Maîtres de l’Univers</em>, qui cherchaient à donner une profondeur à ces univers créés à l’origine dans le but de vendre des figurines.</p>
<p style="text-align: justify">Au cinéma, le reboot passe souvent par un remake du premier épisode d’une série de métrages. Les films d’horreur offrent un terrain fertile à ces manœuvres, depuis le <em>Massacre à la Tronçonneuse</em> de Marcus Nispel en 2003 : <em>La Colline a des Yeux</em>, <em>Les Griffes de la Nuit</em>, <em>Vendredi 13</em>… Si l’effort de Nispel fut de qualité, surtout en comparaison d’une tentative antérieure, l&#8217;incompréhensible <em>The Next Generation </em>de 1994, les autres n’ont pas tous été reçus avec calme. <em>Les Griffes de la Nuit</em>, avec son Freddy Krueger souffrant de Tourette (il doit rappeler toutes les trente secondes qu’il est désormais pédophile), ne devra jamais être mentionné devant un afficionado.</p>
<p style="text-align: justify">Quelques films se sont risqués à l’aventure Ultimate, avec plus ou moins de bonheur. Pour le moins, on citera l’injure à la justice divine <em>Street Fighter : Legend of Chun-Li </em>(<a href="http://kakutou.tatakae.eu/street-fighter-vs-the-legend-of-chun-li#more-600" target="_blank">autopromotion honteuse inside</a>). Pour le plus, on retiendra plutôt la nouvelle saga <em>Batman,</em> au succès stratosphérique. Néanmoins, parmi les geeks, la circonspection reste de mise : certains auraient voulu une suite au <em>Batman et Robin</em> de Joel Schumacher, qui aurait abouti sur les morts atroces des personnages principaux.</p>
<div id="attachment_963" class="wp-caption aligncenter" style="width: 417px"><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/18413653.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20050321_124137.jpg"><img class="size-full wp-image-963" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/18413653.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20050321_124137.jpg" alt="" width="407" height="600" /></a><p class="wp-caption-text">Bien sûr, il nous a offert Michael Caine en Alfred et Gary Oldman en Commissaire Gordon ; mais Schwarzenegger Freeze court toujours, et la Bat-carte de crédit est restée à jamais impunie.</p></div>
<p style="text-align: justify">Une ficelle scénaristique se prêtant autant au reboot qu&#8217;au retcon est notre vieil ami <strong>LE VOYAGE DANS LE TEMPS</strong>. Il a fait son petit effet dans le jeu <em>Mortal Kombat</em> de 2011, qui voyait le dieu Raiden<em> s’</em>envoyer un message depuis la fin du dernier jeu, <em>Mortal Kombat : Armageddon</em>, vers le début du premier opus, permettant au joueur de revisiter les évènements des trois premiers épisodes de la saga. Cette formule a été fort bien reçue, titillant la fibre nostalgique, tout en proposant une nouvelle aventure. Elle a aussi pu garder les fans dans sa poche en accordant une importance à la ligne temporelle originale, ce qui offrit aux vétérans la chance de traquer les différences entre les deux réalités. Un autre monument de la culture geek a suivi ce processus, mais ça, c’est un… <fieldset class="spoiler">
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				spoiler
			</legend>
			<div id="spoileroccxhfhite"> Le dernier <em>Star Trek</em> (2009), de J.J. Abrams, réinitialise les aventures du Capitaine Kirk en faisant apparaître un vaisseau surpuissant au moment de sa naissance, lancé aux trousses de Spock à travers le temps. Les trekkies étant peut-être la faction la plus hardcore qui soit, gardez toujours pour vous que vous avez aimé ce film.
			</div>
		</fieldset></p>
<div id="attachment_966" class="wp-caption aligncenter" style="width: 478px"><a href="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/future060208_468x314.jpg"><img class="size-full wp-image-966" src="http://kakutou.tatakae.eu/wp-content/uploads/2012/04/future060208_468x314.jpg" alt="" width="468" height="314" /></a><p class="wp-caption-text">&quot;Nous devons la détruire, Marty! Si nous ne le faisons pas, des producteurs mettront la main dessus et s&#039;en serviront pour foutre en l&#039;air mes films préférés!&quot;</p></div>
<p style="text-align: justify">On attendra la sortie de <em>The Amazing Spider-Man</em>, prochain gros reboot au programme de la machine hollywoodienne, avant de le juger, <a href="http://www.allocine.fr/communaute/forum/message_gen_nofil=595214&amp;cfilm=128188&amp;refpersonne=&amp;carticle=&amp;refserie=&amp;refmedia=.html" target="_blank">mais il se traîne d’ores et déjà un sacré handicap</a> (attention, ce lien contient une dose potentiellement toxique de stupidité et de mauvaise orthographe). En période de rebootite aigüe, il tombe comme un coup de matraque sur le nez des fans, qui continuent à réclamer un peu d’originalité. Cette mode semble en fait le résultat de la  contradiction entre l’obsession des geeks pour la nouveauté constante et leur demande pour des produits éveillant leur nostalgie. Mais cela, on n’est pas prêt de se l’avouer. Néophytes des forums, restez prudent dans l’approche de ce sujet : ne mentionnez que les versions d’origine.</p>
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